Lundi 10 mars 2008
INTERVENTIOIN DE JACQUES LACAZE
AU CONSEIL MUNICIPAL
DU 17 MARS 2001
AU CONSEIL MUNICIPAL
DU 17 MARS 2001
Contrairement à certains pronostics, la liste Union de la Gauche démocratique et Populaire, a obtenu dans des conditions exceptionnellement
difficiles 1384 voix, soit 11,86% des suffrages exprimés. Je tiens à remercier ces électrices et ces électeurs. Qu'ils soient assurés que nous luterons ici au Conseil Municipal et dans nos cités
et quartiers pour que nos propositions entrent dans la vie.
Notre commune, comme toutes les communes de France, existe dans un environnement local, régional et national. Œuvrer pour mieux vivre à Liévin, c'est surtout prendre en compte cet environnement. Et la première chose que j'en dirais, c'est que le trépied sur lequel fonctionne la République : la Commune, le Département, la Nation est en train d'être détruit. La Commune est menacée par l'intercommunalité qui enlève aux élus communaux l'essentiel de leur pourvoir au profit de communautés d’agglomérations, non-élus et à la merci des grands groupes financiers. Par-là, les citoyens sont écartés de la gestion des affaires de leur ville. Les départements sont directement menacés par de très concrets projets de grandes régions. Et déjà dans le prolongement de l'Europe de Maastricht, des voix se font entendre pour intégrer la Nation française dans une Europe fédérale inféodée à Bruxelles et à la Banque de Francfort ce qui correspond aux vœux de toujours de l'Allemagne.
On nous parle quotidiennement de « croissance économique », de baisse du chômage. Nous constatons au contraire, qu'à Liévin comme partout dans le département et en France les salaires et pensions sont insuffisants, les conditions de travail de plus en plus dégradées, le stress, le harcèlement moral, la précarité sont en augmentation, l'angoisse du chômage toujours là (les plans de licenciements, les délocalisations d'entreprises se multiplient), l'atteinte aux libertés syndicales, les privatisations et déréglementations des services publics battent des records. Les profits des grandes entreprises eux, ne se sont jamais aussi bien porté. Si la pauvreté y compris chez les personnes ayant un emploi s'étend, les riches eux, sont de plus en plus riches.
Le gouvernement, privatise plus que les gouvernements de droite. Il gèle l'emploi public et bloque SMIC, minima sociaux, petits et moyens salaires! Il reste sourd au mouvement social. Il a choisi, avec sa majorité parlementaire, d'appliquer les directives rétrogrades de l'Europe de Maastricht : lever de l'interdiction du travail de nuit pour les femmes, autorisation de licencier les femmes enceintes, légalisation du travail des enfants dès l'âge de 13 ans, alignement du code de la mutualité sur les assurances privées etc... C'est une politique basée sur les critères de Maastricht, qui vise non à une Europe sociale, mais au contraire à une Europe politique au service du grand capital. Les Liévinoises et les Liévinois ont dit majoritairement NON à cette Europe en 92, comme tout notre département. Elle a été adoptée d'extrême justesse. Cette Europe, des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice, cette Europe de l'euro va à l'encontre des intérêts fondamentaux de notre jeunesse, de nos populations, de nos travailleurs. C'est par exemple à son nom qu'on délocalise et qu'on a laissé se faire les scandales de la vache folle et de la fièvre aphteuse. En particulier pour la fièvre aphteuse, les gouvernements ont capitulé devant le diktat Anglo- américain de suspension des vaccinations. Le traité de Nice, lui, non encore signé comporte des abandons inacceptables de notre souveraineté nationale.
Tous ces faits concernent notre population et donc ne peuvent être passés sous silence. C'est pourquoi, je propose dès aujourd'hui, que le Conseil Municipal de Liévin se prononce pour un moratoire sur la mise en service de l'euro, et pour qu'un référendum populaire soit organisé sur cette monnaie dite unique et sur le traité de Nice.
Des travaux et des modernisations ont été faits dans notre commune. Je ne pense pas qu'il soit réaliste pour une municipalité de s'en attribuer tous les mérites. D'abord, ces réalisations ont été faites avec l'argent des Liévinoises et des Liévinois, ensuite pratiquement toutes les communes et collectivités territoriales ont fait et font de grandes réalisations. C'est vrai, les richesses accumulées sur notre territoire national n'ont jamais été aussi importantes. Le problème majeur est bien sur celui de leur répartition. Il faut lutter pour faire payer ceux qui ont l'argent : le grand patronat, organiser une juste coopération entre les communes qui ne soit pas seulement une vive concurrence. Il faut aussi, que les habitants s'expriment réellement. En ce qui concerne la vie à Liévin, dans nos quartiers, nos cités, nos administrations, nos entreprises, le problème est : existe t il un véritable choix démocratique de la population ?
Une élection de conseillers municipaux et d'un maire tous les 6 ans est loin d’être suffisant. Nos concitoyens l'ont bien signifié, et rerusant de se déplacer à 43% en votant blanc ou nul ai 1,4% des votants et en donnant à l'opposition contestatrice plus de 30% des exprimés. Il me paraîtrait étonnant qu'il suffise de faire plus de logements et de rénovations pour calmer cette contestation !
Lutter sur le terrain au quotidien pour une démocratie réelle de proximité, est la condition nécessaire pour qu'à Liévin se développe un grand mouvement démocratique et populaire pour que ça change. Nous voulons que le peuple prenne la parole et la garde - c'est pourquoi, nous lutterons pour une vraie démocratie locale, pour des conseils de quartiers élus et disposant d'un vrai pouvoir, pour un conseil consultatif de la jeunesse, élu. Les médias communaux doivent êtres largement ouverts. Nous défendront les prérogatives des communes menacées par leur transfert vers les communautés d'agglomération non élues. Nous exigerons la rupture avec les pratiques despotiques de contrôle de la vie associative et d'étouffement des initiatives.
- nous serons des élus solidaires des salariés, des jeunes, des chômeurs, des habitants des cités en lutte pour un meilleur logement, des personnels et usagers des services publics (enseignement, santé, poste et télécoms, transports routiers et ferroviaires, électricité et gaz, sapeurs pompiers.... Soyez assurés que toutes les revendications populaires résonneront au Conseil Municipal, et dans tous les lieux où se décide notre vie... et dans la rue s'il le faut !
- nous défendrons l’habitat minier, nos cités et leur environnement, le logement social. Le logement est un droit, tout particulièrement pour les jeunes qui doivent pouvoir fonder un foyer. Nous lutterons contre l'exclusion en proposant une vraie politique sociale en faveur des victimes du chômage et de la pauvreté tout cela dans la transparence et en rejetant le « clientélisme » et autres pratiques antidémocratiques.
- nous serons sans faille au coté de ceux qui agissent pour un environnement et une qualité de vie meilleure. Il faut avec les spécialistes et les usagers continuer à chercher des solutions novatrices pour améliorer la qualité de l'eau et abaisser son coût, tout en contestant la domination des monopoles capitalistes de la distribution de l'eau. Il faut que l'eau redevienne un service public géré par le public.
- nous lutterons pour le développement d'une politique culturelle et sportive populaire prenant notamment en compte le riche héritage de luttes des mineurs
- nous défendrons avec les jeunes, le droit à la formation, à l'accès démocratique aux technologies modernes, au travail et au loisir.
- l'action en direction des personnes âgées et de leur famille, des personnes handicapées, doit viser une meilleure intégration. Ils doivent être des acteurs de la vie liévinoise à part entière. L'accès aux structures doit être accessible à tous et donc relever du service public.
- nous lutterons contre le racisme et l'extrême droite pour l'intégration des citoyens issus de l’immigration, dans l'intérêt de toute notre population laborieuse.
- les petits commerçants, les travailleurs indépendants, les professionnels de santé, les petits entrepreneurs, sont victimes de la mondialisation ultra-libérale qui oblige à des conditions de travail intenables avec une dégradation sans précédent des conditions de vie. Comment ne pas être solidaire ? Nous avons tous besoin d'eux !
Bref, nous lutterons au Conseil Municipal et sur le terrain pour promouvoir une politique ancrée à gauche, et en particulier sanctionner la politique ultra-libérale du gouvernement Bien entendu, nous soutiendrons au Conseil Municipal toutes les initiatives allant dans le sens que nous proposons.
Rappelons qu'en 2001, c'est la gauche plurielle qui était au pouvoir, sous la direction de Monsieur Jospin. Le maire actuel de Liévin soutenait cette gauche .... et Lutte Ouvrière la combattait. Les temps changent! Qu'on nous permette de rester fidèle à nos engagements et nos convictions en faveur des travailleurs.
Notre commune, comme toutes les communes de France, existe dans un environnement local, régional et national. Œuvrer pour mieux vivre à Liévin, c'est surtout prendre en compte cet environnement. Et la première chose que j'en dirais, c'est que le trépied sur lequel fonctionne la République : la Commune, le Département, la Nation est en train d'être détruit. La Commune est menacée par l'intercommunalité qui enlève aux élus communaux l'essentiel de leur pourvoir au profit de communautés d’agglomérations, non-élus et à la merci des grands groupes financiers. Par-là, les citoyens sont écartés de la gestion des affaires de leur ville. Les départements sont directement menacés par de très concrets projets de grandes régions. Et déjà dans le prolongement de l'Europe de Maastricht, des voix se font entendre pour intégrer la Nation française dans une Europe fédérale inféodée à Bruxelles et à la Banque de Francfort ce qui correspond aux vœux de toujours de l'Allemagne.
On nous parle quotidiennement de « croissance économique », de baisse du chômage. Nous constatons au contraire, qu'à Liévin comme partout dans le département et en France les salaires et pensions sont insuffisants, les conditions de travail de plus en plus dégradées, le stress, le harcèlement moral, la précarité sont en augmentation, l'angoisse du chômage toujours là (les plans de licenciements, les délocalisations d'entreprises se multiplient), l'atteinte aux libertés syndicales, les privatisations et déréglementations des services publics battent des records. Les profits des grandes entreprises eux, ne se sont jamais aussi bien porté. Si la pauvreté y compris chez les personnes ayant un emploi s'étend, les riches eux, sont de plus en plus riches.
Le gouvernement, privatise plus que les gouvernements de droite. Il gèle l'emploi public et bloque SMIC, minima sociaux, petits et moyens salaires! Il reste sourd au mouvement social. Il a choisi, avec sa majorité parlementaire, d'appliquer les directives rétrogrades de l'Europe de Maastricht : lever de l'interdiction du travail de nuit pour les femmes, autorisation de licencier les femmes enceintes, légalisation du travail des enfants dès l'âge de 13 ans, alignement du code de la mutualité sur les assurances privées etc... C'est une politique basée sur les critères de Maastricht, qui vise non à une Europe sociale, mais au contraire à une Europe politique au service du grand capital. Les Liévinoises et les Liévinois ont dit majoritairement NON à cette Europe en 92, comme tout notre département. Elle a été adoptée d'extrême justesse. Cette Europe, des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice, cette Europe de l'euro va à l'encontre des intérêts fondamentaux de notre jeunesse, de nos populations, de nos travailleurs. C'est par exemple à son nom qu'on délocalise et qu'on a laissé se faire les scandales de la vache folle et de la fièvre aphteuse. En particulier pour la fièvre aphteuse, les gouvernements ont capitulé devant le diktat Anglo- américain de suspension des vaccinations. Le traité de Nice, lui, non encore signé comporte des abandons inacceptables de notre souveraineté nationale.
Tous ces faits concernent notre population et donc ne peuvent être passés sous silence. C'est pourquoi, je propose dès aujourd'hui, que le Conseil Municipal de Liévin se prononce pour un moratoire sur la mise en service de l'euro, et pour qu'un référendum populaire soit organisé sur cette monnaie dite unique et sur le traité de Nice.
Des travaux et des modernisations ont été faits dans notre commune. Je ne pense pas qu'il soit réaliste pour une municipalité de s'en attribuer tous les mérites. D'abord, ces réalisations ont été faites avec l'argent des Liévinoises et des Liévinois, ensuite pratiquement toutes les communes et collectivités territoriales ont fait et font de grandes réalisations. C'est vrai, les richesses accumulées sur notre territoire national n'ont jamais été aussi importantes. Le problème majeur est bien sur celui de leur répartition. Il faut lutter pour faire payer ceux qui ont l'argent : le grand patronat, organiser une juste coopération entre les communes qui ne soit pas seulement une vive concurrence. Il faut aussi, que les habitants s'expriment réellement. En ce qui concerne la vie à Liévin, dans nos quartiers, nos cités, nos administrations, nos entreprises, le problème est : existe t il un véritable choix démocratique de la population ?
Une élection de conseillers municipaux et d'un maire tous les 6 ans est loin d’être suffisant. Nos concitoyens l'ont bien signifié, et rerusant de se déplacer à 43% en votant blanc ou nul ai 1,4% des votants et en donnant à l'opposition contestatrice plus de 30% des exprimés. Il me paraîtrait étonnant qu'il suffise de faire plus de logements et de rénovations pour calmer cette contestation !
Lutter sur le terrain au quotidien pour une démocratie réelle de proximité, est la condition nécessaire pour qu'à Liévin se développe un grand mouvement démocratique et populaire pour que ça change. Nous voulons que le peuple prenne la parole et la garde - c'est pourquoi, nous lutterons pour une vraie démocratie locale, pour des conseils de quartiers élus et disposant d'un vrai pouvoir, pour un conseil consultatif de la jeunesse, élu. Les médias communaux doivent êtres largement ouverts. Nous défendront les prérogatives des communes menacées par leur transfert vers les communautés d'agglomération non élues. Nous exigerons la rupture avec les pratiques despotiques de contrôle de la vie associative et d'étouffement des initiatives.
- nous serons des élus solidaires des salariés, des jeunes, des chômeurs, des habitants des cités en lutte pour un meilleur logement, des personnels et usagers des services publics (enseignement, santé, poste et télécoms, transports routiers et ferroviaires, électricité et gaz, sapeurs pompiers.... Soyez assurés que toutes les revendications populaires résonneront au Conseil Municipal, et dans tous les lieux où se décide notre vie... et dans la rue s'il le faut !
- nous défendrons l’habitat minier, nos cités et leur environnement, le logement social. Le logement est un droit, tout particulièrement pour les jeunes qui doivent pouvoir fonder un foyer. Nous lutterons contre l'exclusion en proposant une vraie politique sociale en faveur des victimes du chômage et de la pauvreté tout cela dans la transparence et en rejetant le « clientélisme » et autres pratiques antidémocratiques.
- nous serons sans faille au coté de ceux qui agissent pour un environnement et une qualité de vie meilleure. Il faut avec les spécialistes et les usagers continuer à chercher des solutions novatrices pour améliorer la qualité de l'eau et abaisser son coût, tout en contestant la domination des monopoles capitalistes de la distribution de l'eau. Il faut que l'eau redevienne un service public géré par le public.
- nous lutterons pour le développement d'une politique culturelle et sportive populaire prenant notamment en compte le riche héritage de luttes des mineurs
- nous défendrons avec les jeunes, le droit à la formation, à l'accès démocratique aux technologies modernes, au travail et au loisir.
- l'action en direction des personnes âgées et de leur famille, des personnes handicapées, doit viser une meilleure intégration. Ils doivent être des acteurs de la vie liévinoise à part entière. L'accès aux structures doit être accessible à tous et donc relever du service public.
- nous lutterons contre le racisme et l'extrême droite pour l'intégration des citoyens issus de l’immigration, dans l'intérêt de toute notre population laborieuse.
- les petits commerçants, les travailleurs indépendants, les professionnels de santé, les petits entrepreneurs, sont victimes de la mondialisation ultra-libérale qui oblige à des conditions de travail intenables avec une dégradation sans précédent des conditions de vie. Comment ne pas être solidaire ? Nous avons tous besoin d'eux !
Bref, nous lutterons au Conseil Municipal et sur le terrain pour promouvoir une politique ancrée à gauche, et en particulier sanctionner la politique ultra-libérale du gouvernement Bien entendu, nous soutiendrons au Conseil Municipal toutes les initiatives allant dans le sens que nous proposons.
Rappelons qu'en 2001, c'est la gauche plurielle qui était au pouvoir, sous la direction de Monsieur Jospin. Le maire actuel de Liévin soutenait cette gauche .... et Lutte Ouvrière la combattait. Les temps changent! Qu'on nous permette de rester fidèle à nos engagements et nos convictions en faveur des travailleurs.
par Le citoyen liévinois
publié dans :
Mandature 2001-2008
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