Mardi 26 février 2008
LA SECU MISE AU SERVICE DES EMPLOYEURS
Selon la Voix du Nord du 22 février 2008, « La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) expérimentera à partir de fin mars la possibilité de suspendre les indemnités journalières de salariés en arrêt maladie en cas d’abus relevé par un médecin mandaté par l’employeur». Le journal poursuit en faisant remarquer que depuis 30 ans des sociétés spécialisées sont au service des patrons pour effectuer ces contrôles. « Aujourd’hui, quand le médecin envoyé en contre-visite relève un abus, l’employeur qui l’a sollicité peut suspendre le complément d’indemnités ». « En cas d’avis défavorable transmis à l’assurance maladie par un médecin mandaté par l’employeur, la sécu pourra donc suspendre les indemnités journalières »... « Les indemnités journalières ont représenté plus de 5 milliards en 2006 (leur volume a baissé depuis fin 2003)... Le total des dépenses de l’assurance maladie s’élève à environ 140 milliards ».
Le but est bien de réduire à rien la masse des indemnités journalières. Et toujours le même procédé : on met en avant des abus – réels ou imaginaires, mais en tous les cas minimes au regard des sommes colossales qu’encaissent les patrons et des cadeaux du gouvernement Sarkozy– pour engager des actions contre les salariés. Désormais, s’abritant derrière le slogan du MEDEF et de Sarkozy « remettre la France au travail », on va ouvrir la chasse aux malades. Interdit de prendre le temps de se soigner !
La sécurité sociale créée par le ministre communiste du général De Gaulle Ambroise Croizat, en application du programme du Conseil National de la Résistance est ainsi dévoyée de son but : assurer à tous, quelles que soient les ressources d’accéder aux soins. Il est vrai que le but avoué de ce gouvernement et du MEDEF est de liquider tous les acquis de 45 (voir dans la rubrique Opinions et débat, l’article : pour les patrons et Sarkozy, un seul objectif: liquider les acquis de 45). On veut transformer désormais la sécu en outil de répression contre les salariés. Les officines au service du patronat, recrutant des médecins qui acceptent contre de bons salaires de se comporter en flic existent depuis plus de 35 ans. Les syndicats mènent la lutte depuis. Il faut dénoncer et continuer à lutter contre cette nouvelle et grave atteinte à la santé des travailleurs. Les médecins dans leur immense majorité n’acceptent pas cette intrusion dans leurs prescriptions.
Décidément ce gouvernement, le plus à droite que la France ai connu, d’inspiration vychiste, avec un président qui se place en dehors de la légitimité républicaine et faisant ratifier par une bande de godillots et malheureusement des députés et sénateurs PS, tous aussi illégitime*, une constitution bis rejetée à une très large majorité par notre peuple, veut transformer les travailleurs en bête de somme sans limitation d’horaire, sans possibilité de se soigner... Bref un retour au XIXème siècle. En pire.
* illégitime, car le suffrage universel à refusé le traité constitutionel et ces gens n'ont en aucun cas reçu mandat pour l'accepter sous une autre forme. Pire, Madame Royal avait annoncé dans sa campagne, que le PS demanderait un référendum....
par Le citoyen liévinois
publié dans :
Santé et protection sociale
communauté :
PATRIOTE & PROGRESSISTE
ajouter un commentaire commentaires (0) recommander
ajouter un commentaire commentaires (0) recommander
Derniers Commentaires