Vendredi 16 mai 2008
Déclaration
du Pôle de Renaissance Communiste en France
15 mai 2008
Après les manifs enseignantes et lycéennes
Face aux provocations de Sarkozy
et à son dangereux plan anti-grève.
 

Les banderoles des grévistes de l'Education nationale et de la Fonction publique n'étaient pas encore pliées que le « président de tous les Français » prenait la parole solennellement. Non pour acter honnêtement la puissance de la grève et son caractère majoritaire, ni pour ouvrir un quelconque dialogue sur les suppressions de postes massives ou sur la casse du statut des fonctionnaires que son gouvernement veut perpétrer, mais pour annoncer qu'il ferait voter avant l'été (vive la séparation des pouvoirs !) un projet de loi sur le service minimum dont l'objet est de paralyser le droit de grève des enseignants. Il s'agirait de forcer les professeurs grévistes à se déclarer 48 h avant la grève (une démarche qui met les personnels sous la pression de leur administration locale : à quand les listes rouges et la chasse aux sorcières dans les bahuts ?) ; il s'agit aussi, sur les retenues de salaires infligées aux grévistes, de payer des fonctionnaires municipaux pour garder les élèves. Comme si le préavis de grève (5 jours francs) n'existait pas dans la Fonction publique. Comme si Darcos n'ignorait pas systématiquement ces préavis, préférant l'intransigeance à toute négociation réelle !

Il faut être clair : payer des gens sur les retenues de salaires infligées aux grévistes pour faire une partie du travail desdits grévistes (en attendant de forcer ces derniers à faire eux-mêmes de la garderie sans être payés !), cela s'appelle briser la grève. Les salariés qui, alors qu'un mot d'ordre fonction publique est lancé (y compris en leur direction, comme c'était le cas ce 15 mai) prendraient en charge les élèves en étant payés... par les grévistes, se comporteraient en briseurs de grève, qu'ils en soient conscients ou non. Ce n'est pas le « droit au travail » des parents d'élèves que veut protéger Sarkozy avec ses amis de la PEEP, c'est le « droit » au profit des patrons qui se fichent que les élèves reçoivent un enseignement de plus en plus dégradé du fait des restrictions budgétaires, pourvu que les parents des chers petits aillent produire de la plus-value pour les actionnaires capitaliste le jour de la grève !

De même que signifie supprimer 11 000 postes de profs et engager, sur les économies ainsi réalisées, 1500 assistants d'éducation payés au rabais dont beaucoup préfèreraient passer les concours publics, si les postes ne s'y réduisaient pas comme peau de chagrin ? Cela signifie clairement casser le métier de professeur et humilier ses professionnels !

Dans ces conditions, comment expliquer l'insouciance des états-majors syndicaux sur la question décisive du droit de grève qui ne figurait même pas dans la plate-forme revendicative du 15 mai ? Comment expliquer la mollesse de G. Aschiéri sur ce sujet (ne parlons pas du jaunissant Chérèque, qui torpille toutes les résistances depuis 10 ans, ni sur un autre plan de Thibault et de Mailly qui n'ont pas levé le petit doigt cet été contre le dispositif anti-grève à la SNCF) ? Interrogé sur ce sujet par France Info juste après l'intervention de Sarkozy, le chef de file de la FSU, - la fédération la plus représentée dans les grèves du 15 -, n'a exprimé aucun refus catégorique et indigné ; il n'a pas dénoncé durement ce gouvernement de briseurs de grève, il a comme à son habitude fourni des réponses plates, ternes et « modérées » sur le fond et sur la forme, inadaptées aux sentiments de grévistes humiliés et provoqués par le commis du MEDEF qui siège à l'Elysée.

D'autant que le Canard enchaîné a rapporté dans son dernier numéro la tactique brutale de Sarkozy : tonnant contre Aschiéri, qu'il juge encore trop « dur » par rapport au compréhensif Thibault (quelle humiliation pour la CGT de recevoir de tels compliments !), Sarko somme Darcos d'avoir des « couilles », de « combattre et de battre la FSU » et les profs, jugés trop frondeurs (c'est tout à l'honneur de ces salariés qui depuis les luttes pour les retraites et contre le CPE ont beaucoup résisté). Car pour ancrer psychologiquement sa « rupture » ultra-patronale, Sarkozy veut écraser les profs et leurs syndicats majoritaires, notamment le SNES et la FSU (Allègre s'y était déjà essayé en vain) : son but est d'obtenir l'équivalent de la victoire antisyndicale « historique » que Thatcher remporta contre les mineurs anglais en 84.

Sarkozy ferait ainsi d'une pierre plusieurs coups, limitant le secteur le plus syndiqué du salariat, -  notamment le SNES -, disloquant l'Education nationale qui est depuis 68 le principal terrain de convergence entre jeunes et salariés, et frappant au cœur le « modèle » français républicain qui, de 1789 à 1945 en passant par 1905, s'est construit autour de la mise en place de l'école publique et laïque (on sait que depuis son élection, Sarko viole grossièrement la séparation de l'Eglise et de l'Etat en mettant « Dieu » à toutes les sauces).

L'attaque contre le droit de grève montre en outre le contenu fascisant de la « rupture »; pour ancrer psychologiquement ladite « rupture », c'est-à-dire le plan d'ajustement structurel que l'Europe de Maastricht et le Fonds Monétaire International (FMI) veulent appliquer à la France en désossant la Fonction publique, les retraites, l'indemnisation du chômage et l'assurance maladie, Sarkozy est déterminé à écraser les libertés syndicales et civiques. Il est donc capital que les syndiqués exigent que leur syndicat dénoncent l'orientation fascisante du pouvoir et de sa tutelle européenne; c'est incontournable pour que les travailleurs reprennent l'initiative dans l'affrontement de classes qui les oppose à l'UMP (Union Maastrichtienne Patronale).

D'ores et déjà, la défense du droit de grève contre Fachozy doit être au centre de la manif enseignante du 18 mai 2008 à Paris à laquelle le PRCF appelle tous les démocrates à aller en masse en mettant de côté les querelles de boutique. La construction du « tous ensemble et en même temps » doit être au cœur des luttes du printemps et de l'automne. Après il risque d'être trop tard car les travailleurs auront perdu beaucoup de leurs armes syndicales.

Les syndicats enseignants doivent interpeller les élus municipaux de gauche et démocrates ou se disant tels ; il faut les avertir que les syndicats prendront des mesures pour dénoncer le prétendu « service minimum » ainsi que tous les élus qui l'organiseraient en violant le droit constitutionnel de faire grève sans payer des briseurs de grève. Maires et conseillers municipaux PS, PCF, Verts, LO, LCR, MRC, élus du MODEM qui vous dites démocrates, vous êtes majoritaires dans ce pays depuis les dernières élections ; si vous refusez de briser les grèves de profs, de Lille à Paris en passant par Toulouse, Nanterre, Lens, Nantes, Strasbourg, Lyon, etc., le mini-Bonaparte Sarkozy sera ridiculisé, loi ou pas loi. Les élus PRCF interviendront dans ce sens partout où ils siègent.

A l'heure où le droit syndical et les libertés civiques sont plus menacées qu'ils ne furent jamais depuis 70 ans, la balle est dans le camp des dirigeants syndicaux enseignants et des élus municipaux qui se réclament de l'opposition. A nous tous, syndicalistes et élus municipaux de lutte, de monter en puissance sur ce sujet décisif pour bloquer à temps la dérive fascisante.


Pour finir, le PRCF renouvelle sa proposition à toutes les organisations progressistes, politiques ou syndicales : organisons partout ensemble des manifs unitaires (pourquoi par le 29 mai ?) contre l'ENSEMBLE de la politique de ce pouvoir DANGEREUX. Camarades du mouvement ouvrier et populaire, entendons à temps l'avertissement de Marx : « l'histoire ne repasse pas les plats ».

La Commission exécutive du P.R.C.F.
 
 

par Le citoyen liévinois publié dans : Pôle position: l'analyse du PRCF. communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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Mardi 11 mars 2008
 
PÖLE POSITION DU 5 MARS 2008

Les médias du libéralisme avancé mettent en scène jour après jour le “bras de fer” entre Laurence Parisot, l’archange blond du MEDEF qui joue aujourd’hui les ingénues, et Gauthier-Sauvagnac, l’affreux traficoteur de l’UIMM, l’héritière du Comité des Forges de sinistre mémoire (son président
d’avant-guerre, François de Wendel, fut un fourrier de la politique munichoise et de la Collaboration). Le bon peuple est ainsi invité à soutenir le clan patronal « éthique » contre le patronat « archaïque » de la métallurgie, sans se demander si ne se joue pas ici un changement des rapports de forces au sein du grand patronat entre capital industriel et capital financier, ou même si l’exploitation patronale du travail n’est pas la source profonde de toutes les immoralités.

Plus étrange, l’attitude des états-majors syndicaux : au lieu d’exiger des preuves et d’attaquer DGS en justice pour diffamation (en s’accusant lui-même de corruption active il accuse tous les syndicats de corruption passive !), c’est le silence radio. Rien n’est dit sur le fond même de l’affaire, les sommes énormes détournées dans des buts occultes (sur le dos des salariés, car tout cet argent provient de la plus-value capitaliste) : caisse anti-grève, financement de partis politiques, « fluidification des relations sociales » et « financement des syndicats » (dixit l’intéressé lui-même !).

Sans surprise, le jaunissant Chérèque félicite Parisot de purger l’organisation patronale. Thibault défend « les » syndicats en général, en répétant qu’« il n’y a pas de preuve » de la corruption. Un syndicaliste de classe comme Frachon ou Séguy, aurait au contraire réclamé la LISTE des syndicats corrompus, sans se déclarer solidaires des VENDUS du syndicalisme jaune qui de tout temps ont émargé au patronat. Car qui peut douter sérieusement que de pseudo-syndicalistes jaunes aient « palpé » de manière directe ou indirecte ? Quand on voit la liste des accords scandaleux, franchement JAUNES, signés ces dernières années par des syndicats d’accompagnement (du PARE à la loi Fillon sur les retraites de 2003 en passant par le contrat précaire initié par Bertrand et signé par la CFDT, FO, la CFTC, CGC) on peut se demander si l’idéologie réformiste et anticommuniste des syndicats signataires est l’unique facteur qui a permis au MEDEF, toutes tendances confondues, d’imposer ses contre-réformes inhumaines sans jamais susciter la riposte « tous ensemble et en même temps » des états-majors syndicaux ! Quant à Maryse Dumas (CGT) son attitude est pour le moins équivoque : elle explique en gros qu’à l’occasion de l’affaire DGS, il faut mettre à plat non seulement la représentativité des syndicats de salariés, mais aussi celle du MEDEF en matière de représentativité patronale.

En bref, le « débat » qu’on propose aux salariés d’arbitrer est le suivant : faut-il continuer à laisser certains secteurs du MEDEF « arroser » qui leur plait, ou bien faut-il exiger la « transparence » du patronat et derrière ce noble mot d’ordre, obtenir la seule « transparence » qui importe à Parisot et à l’UMP : celle des comptes syndicaux ? Il est dangereux et scandaleux que les syndicats acceptent de discuter AVEC LE PATRONAT et le GOUVERNEMENT DES PATRONS de la représentativité syndicale. On sait qu’entre autres, le patronat et le pouvoir UMP réclament les comptes et les adhérents des syndicats sous prétexte de pouvoir les subventionner. Prenons garde que derrière le bras de fer bidon mis en scène par les médias ne se profile l’assassinat de l’indépendance syndicale, le glissement de plus en plus rapide vers un totalitarisme patronal avec la livraison clés en mains au fisc, à la police, donc au gouvernement patronal qui est derrière, du fichier d’adhérents des syndicats de lutte. Avec un pouvoir fascisant comme celui de Sarkozy, s’engager dans cette voie, c’est littéralement jouer avec les libertés publiques et avec l’emploi des salariés syndiqués.

Les salariés n’ont donc pas à « choisir » entre la bonne patronne Parisot et le méchant DGS. En « arbitrant » ces débats, les leaders syndicaux ne font que s’enfoncer davantage dans la trahison du combat de classe en un moment où TOUS les acquis sociaux sont menacés.

Le rôle du syndicalisme de classe est au contraire de rappeler que le MEDEF, englué dans un scandale de grande ampleur, ressemble à une association de malfaiteurs dont les dirigeants ont été couverts entre autres par Sarkozy qui lorsqu’il était ministre des finances en 2004 a été mis au courant de l’affaire et s’est empressé de… ne rien faire. Et que tous sont illégitimes à imposer la régression sociale et démocratique aux travailleurs français.

Il est de rappeler cette vérité première que le système capitaliste étant basé sur le racket généralisé imposé au monde du travail, on se demande bien comment il pourrait générer autre chose que de la corruption et de sordides affaires. Et que si les capitalistes ont besoin des travailleurs salariés pour faire leur profit, les salariés pourraient fort bien se passer des capitalistes pour faire tourner les entreprises au service de toute la société

par Le citoyen liévinois publié dans : Pôle position: l'analyse du PRCF. communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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Lundi 11 février 2008
EN LEGITIMANT LE CONTOURNEMENT
PARLEMENATAIRE
DU NON SOUVERAIN
DU 29 MAI,
SARKOZY ET SES COMPLICES
DE L'UMP ET DE LA FAUSSE GAUCHE
(UMPS) ACHEVENT DE SE
DELIGITIMER
Pôle position du 10 février 2008. Par Georges Gastaud
Mentant avec aplomb, Sarkozy a monopolisé les écrans pour justifier la félonie dont il s’est rendu coupable avec les parlementaires UMPS qui viennent de violer le Non du peuple français à l’euro-constitution.

Sarkozy a ainsi prétendu que le traité bis est tout autre chose que la constitution européenne : mensonge ! Auteur de la version originale du TCE, Giscard a déclaré à Strasbourg  le 17.07 que le traité bis « n’apporte que des changements cosmétiques à la constitution européenne pour qu’elle soit plus facile à avaler ».

Sarkozy a ensuite affirmé que le traité bis résultait d’une proposition française. Faux : ce texte a été concocté par A. Merkel et ses alliés du SPD, la diplomatie française ayant joué un rôle secondaire dans sa gestation.

Sarkozy a aussi prétendu que l’adoption parlementaire de l’euro-constitution bis faisait partie de son mandat électoral. Abus de pouvoir : depuis quand une simple élection donne-t-elle mandat à un homme pour bouleverser la constitution, et plus généralement, le « contrat social » sur lequel il a été élu ? Depuis quand le peuple peut-il mandater un élu pour aliéner sa souveraineté nationale, par principe inaliénable (la dernière fois que cela s’est produit, c’est lorsque les parlementaires félons ont remis les pouvoirs constituants à Pétain en 40) ? La vérité, c’est que sur une question aussi fondamentale que le maintien ou pas de la souveraineté du peuple, et deux ans seulement après un référendum qui a dessiné sur ce sujet un mandat catégorique, Sarkozy a EN FRAUDE présenté son putsch institutionnel comme un point de détail de son programme électoral.

Il a déclaré également que le traité bis ne parlait que des institutions, lesquelles ne faisaient pas débat en 2005. Faux : la masse des ouvriers, des employés, des artisans, des petits paysans,- qui avaient déjà voté majoritairement contre Maastricht-, rejette l’Europe supranationale et toute constitution européenne. Contrairement aux petits-bourgeois « alter-européistes », la majorité des travailleurs se prononce pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, une idée progressiste issue de Rousseau, qu’ont historiquement défendue Marat, Robespierre, Jaurès, Lénine, Politzer, Guevara, Ho Chih Minh et tant de révolutionnaires. En outre le traité simplifié porte en annexe TOUTES les dispositions néo-libérales rejetées en 2005. En fait, néolibéralisme et supranationalité sont deux composantes inséparables de l’Europe de Maastricht. On mesure la responsabilité qu’ont prise les chefs de file du Non réformiste et alter-européiste de 2005 en réclamant une « autre constitution » et en dissociant la question de la souveraineté nationale de celle des politiques économiques européennes : ils ont facilité la manœuvre de l’UMPS pour imposer la constitution bis au prix d’un léger remaquillage institutionnel.

Sarkozy a enfin prétendu que le traité de Lisbonne permettrait de protéger les « valeurs de la France », l’industrie et le modèle social européen. Mensonge éhonté de la part de ce pouvoir néo-pétainiste qui, pour aligner « l’exception française » (c’est-à-dire les conquêtes de 89/93, 36, 45 et 68) sur l’anti-modèle anglo-saxon, multiplie les agressions contre la laïcité, « démantèle méthodiquement le programme du CNR » (selon le mot cynique d’un PDG ami de Sarkozy), désosse l’Education nationale, traque les ouvriers étrangers, multiplie les atteintes au droit de grève. Quant à l’industrie française, démantelée à l’ombre du traité de Maastricht qui interdit les nationalisations et définit l’UE comme une « économie de marché ouverte sur le monde », elle achève de crever, de l’EDF privatisée à Arcelor délocalisé, sous la pression sans merci de l’UE, de Sarkozy et du MEDEF.

En réalité, l’intégration euro-capitaliste est synonyme de désintégration de la France républicaine. Prétendre la « réorienter dans un sens progressiste », comme Hollande, Mélenchon, Buffet, Besancenot, Thibault, Chérèque, etc., relève de l’illusionnisme et du ralliement social-impérialiste et au supra-nationalisme européen.

En réalité il est impossible de sauver les acquis de 45, la loi laïque de 1905, le secteur public, la Sécu, les retraites et l’Education nationale sans SORTIR la France de cette UE de malheur : non pour isoler notre pays, mais pour construire de nouveaux traités internationaux respectueux des nations et des travailleurs, comme l’est l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA) qui associe Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua et la Dominique.

En attendant, l’euro-constitution bis est nulle et non avenue. Les élus UMPS qui ont organisé cette forfaiture, à commencer par Sarkozy, se sont délégitimés. La France est sans gouvernement légitime ; secondée par la pseudo-opposition du PS, hélas flanquée du PC mutant et de la pseudo-extrême gauche « alter-européiste », la clique actuelle ne représente que le gros patronat européen.

Face au proconsul de « Businesseurope »  (c’est le nom du syndicat patronal européen présidé par le Baron Seillière, ex-chef de file du MEDEF) qui occupe l’Elysée, face à cet apprenti-monarque de plus en plus odieux, ridicule et discrédité, forgeons le Front Républicain Antifasciste, Patriotique et Progressiste qui chassera ces usurpateurs et rendra vie et honneur au vrai peuple de France, héritier non de l’Abbé Cauchon, du Fusilleur Thiers et du collabo Laval, mais de Rabelais, de Marat, de Louise Michel et de Guy Moquet.
par Le citoyen liévinois publié dans : Pôle position: l'analyse du PRCF. communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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Dimanche 10 février 2008
Appel urgent
aux enseignants,
aux étudiants, aux lycéens,
aux salariés, à tous les amis
de l’école laïque !
Pôle position du 4 février 2008.

Poussé par l’Union européenne, qui somme la France de « réduire ses dépenses publiques », motivé par l’idéologie fanatiquement néo-libérale et anti-laïque de l’UMP, aidé et conseillé par les « socialistes » Rocard, Attali, Kouchner et Cie, le fascisant régime sarkozyste veut passer du « dégraissage du mammouth » inauguré par Claude Allègre et S. Royal (PS) à son désossage pur et simple.

Depuis les années 2000, l’Education nationale vit déjà au rythme de plusieurs milliers d’emplois supprimés par an (35 000 en cinq ans). En 2008, ce sont 11 000 suppressions qui s’abattent sur l’enseignement public, principalement dans le second degré. Sur les cinq années de mandat du boucher de l’Elysée, 80 000 postes sauteront si on laisse agir l’équipe malfaisante qui règne sur la France et qui se flatte ouvertement de « démanteler systématiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

Ce n’est pas tout : ces suppressions ne vont pas seulement réduire au chômage les milliers d’étudiants qui préparent le CAPES ou l’agrégation, deux concours directement menacés dans leur existence. Elle ne vont pas seulement casser les équipes pédagogiques et démolir l’ambiance dans des salles de profs où nul n’est plus désormais à l’abri: elles comportent à court termes d’énormes effets qualitatifs : suppression des options (langues autres que l’anglais, arts plastiques, musique…), des dédoublements (effectif des classes à 35 en permanence), élimination de tout ce qui permettait aux professeurs de s’occuper de chaque élève.

Pire encore, les ennemis des enseignants qui sont au pouvoir projettent ouvertement de détruire le statut de la Fonction publique créé en 46 (Thorez) et rénové en 83 (Le Pors) ; ils veulent dynamiter les garanties professionnelles et les libertés syndicales des enseignants ; tel est l’objet du « rapport Pochard », cautionné jusqu’à la dernière minute par Rocard, l’homme qui projetait déjà quand il était Premier ministre PS d’aligner l’enseignement français sur l’anti-modèle anglo-saxon une fois que le « stock » des profs syndicalistes issus de la génération 68 serait « épuisé », selon l’expression hautement humaniste de cet ex-gauchiste :

   - projet d’annualiser les services des profs, pour instaurer la flexibilité la plus totale, diminuer le nombre d’heures effectivement dispensées aux élèves, neutraliser les grèves, obliger à la récupération des congés-maladies, en finir avec les maigres droits à formation permanente existants ;

    - allongement du temps de travail annuel et alourdissement de la charge de travail : pour mettre fin au bac national (actuellement 1er diplôme universitaire), Darcos voudrait obliger les enseignants chargés des corrections à continuer d’enseigner en même temps, au détriment de la qualité et de l’objectivité des corrections : bref travailler toujours plus et être payés toujours moins ;

     - alignement des horaires d’agrégés sur ceux des certifiés, au lieu d’alléger la charge des certifiés (la durée hebdo de travail des profs est plus proche de 45 h que de 35, n’en déplaise à ceux qui les traitent de privilégiés faute de vivre ce métier fatiguant et parfois dangereux) ;

     - obligation pour chaque enseignant d’accepter de nombreuses heures sups pour permettre à l’administration de supprimer massivement des postes : il s’agit littéralement pour les profs en place de prendre le travail des jeunes ; 3 HS imposées, cela signifiera 1 voire 2 classes supplémentaires en plus par professeur dans le second degré (il faut 1 heure de travail au moins en amont et en aval d’1 heure de cours : bonjour la santé… ou la qualité des cours !).
Et cela au nom (Tartuffe est au pouvoir !) de « l’amélioration de la condition enseignante » !!!

     Darcos veut aussi briser le droit de grève, comme à la SNCF, en imposant un service minimum : des fonctionnaires territoriaux seraient transformés en briseurs de grève puisqu’on les paierait… sur les retenues de salaire infligées aux grévistes ! !
  La carrière des profs échapperait aux Inspections, ainsi qu’au contrôle des commissions paritaires, pour devenir l’apanage des chefs d’établissement ; dans le cadre d’une concurrence entre lycées et collèges (fin de la carte scolaire voulue à la fois par Ségo et Sarko !), le chef d’établissement disposerait d’un pouvoir exorbitant sur « ses » profs rémunérés « au mérite », c’est-à-dire en fonction de leur docilité et de leur « profilage » en fonction d’un « projet d’établissement » dicté par les « réalités économiques locales » (c'est à dire le besoins du grand patronat) ; les professeurs seraient sous la coupe des pouvoirs locaux et de l’idéologie patronale de droite (Goasguen organise la mise au pas « libérale » des Sciences éco et de graves atteintes à l’enseignement de la philosophie se profilent ; ne parlons pas de l’histoire, où les manuels scolaires mettent déjà sur le même plan nazisme et communisme au mépris des sacrifices consentis par les communistes et l’URSS pour vaincre Hitler et de la vérité historique).
    A travers la casse du statut des profs, c’est la laïcité de l’école et la liberté de pensée des élèves qui est visée par ce pouvoir qui ne se gêne pas, d’ores et déjà, pour déverser sa propagande pro-européiste à l’école, sans respect pour le vote des Français ;

     A tout cela il faut ajouter que les profs et les instits sont, comme tous les salariés, victimes d’une baisse sévère des salaires réels (un jeune prof commence à 1,2 fois le SMIC à bac + 4 ou bac +5 et à l’issue d’un concours très sélectif), que Fillon a déjà cassé leurs retraites (les enseignantes dont beaucoup ont travaillé à temps partiel auront de très petites retraites étant donné les « décotes » et le fait que l’entrée dans le métier est tardive), qu’il n’y a RIEN au niveau social dans l’Education nationale (le PS avec ses prétendues « œuvres » de l’Empire « COMCEN » financées par les cotisations des enseignants a aidé l’Etat à ne jamais mettre en place de comité d’entreprise comme à l’EDF), que la précarité frappe des milliers d’agents de l’E.N. (« vacataires » congédiables du jour au lendemain sans indemnités !). Il ne s’agit pas seulement de l’inflation et du blocage des salaires, mais de la casse des acquis sociaux (retraites, Sécu, cotisations mutuelles…) et des services publics (privatiser, c’est augmenter les tarifs, car l’actionnaire veut des dividendes !), naguère gratuits ou bon marché.

 Le but est également, après avoir imposé aux cheminots le « service minimum », de casser le bastion syndical de l’Education nationale et à travers lui, la jeunesse française rebelle (souvenons-nous des luttes anti-CPE et anti-LRU) ! Les salariés du privé seront ensuite aisément broyés puisqu’il est difficile de mener un combat syndical dans les entreprises où les salariés n’ont pas la sécurité de l’emploi comme l’ont encore les fonctionnaires. Déjà vient le tour des « professions libérales » réglementées, car le grand capital veut casser l’ensemble des garanties qui protègent les hommes et des femmes qui vivent de leur travail.

     Au-delà des aspects syndicaux, les pouvoirs maastrichtiens successifs de la fausse gauche et de droite (Allègre-Royal, Fillon, De Robien…) veulent humilier les profs qui incarnent (pas tous de manière déterminée, hélas !) ce qui reste de l’Education Nationale et laïque, une institution héritée de la Révolution française dont les principes font obstacle aux projets de privatisation qui inspirent la Commission européenne et le MEDEF, lesquels voient surtout dans l’Education et dans la Santé deux énormes « gisements » de profit !

    A terme si notre peuple laisse passer ces projets ravageurs, l’Education nationale ne sera plus qu’une garderie pour enfants de milieu modeste, auxquels ne serait plus dispensé, comme aux USA, qu’un « socle commun » minimal menant à une « employabilité » au rabais.

    Quant aux enfants de ceux qui peuvent encore (provisoirement !) payer, ils iront à l’école privée, chouchoutée par le nouveau « chanoine du Latran » Sarkozy et par Ste-Ségolène: Sarkozy ne projette-t-il pas ouvertement de défaire la loi laïque de 1905 séparant l’Eglise de l’Etat ? N’affiche-t-il pas son mépris pour la « laïque » en déclarant que « les instituteurs ne peuvent transmettre les valeurs aussi efficacement que les curés et les pasteurs, même s’il est important qu’ils s’en rapprochent, parce qu’il leur manquera toours le charisme d’un enseignement fondé sur le sacrifice de sa vie et sur l’espérance » (déclaration de Sarkozy, président d’une République « LAÏQUE » au Vatican lors de sa récente visite au Pape !).

Comme les délocalisations industrielles, comme la privatisation des autres services publics et la casse des retraites, de l’Université et de la protection sociale, le projet commun de Sarkozy, du MEDEF et de l’UE de Maastricht conduit à défaire la France républicaine au profit de l’Europe du profit, à démolir la souveraineté nationale et populaire (constitution européenne bis adoptée au parlement en violation grossière du référendum du 29 mai 2005 !), à araser les acquis sociaux de mai 68, de la Libération et de la Résistance.

     Mais en attaquant ainsi de front tous les acquis civilisateurs de l’histoire de France (c’est l’essence de sa politique de « rupture »), Sarkozy prend le risque de dresser contre lui une majorité de Français, y compris nombre de ses dupes du 6 mai 2007, ouvriers, employés, cadres moyens, étudiants, artisans ; ceux-ci supportent de moins en moins ce personnage dangereux qui viole le contrat social républicain, dilapide l’argent public à ses « potes » milliardaires, humilie le monde du travail et fait de sa vie privée de parvenu un instrument de manipulation médiatique.

    Alors, allons-y tous ensemble pour défendre l’école républicaine, ses personnels, ses élèves et ses principes laïques. Pour gagner, il faut chasser de nos têtes la résignation et les idées pseudo-modernes qu’y installe la « pensée unique » néo-libérale à coup d’anticommunisme et d’antimarxisme.

Car « l’esprit critique, l’indépendance intellectuelle, ce n’est pas de céder à la réaction, c’est de ne pas lui céder » (Georges Politzer, professeur, militant communiste, fusillé par les nazis en en 1941).
Pôle de Renaissance Communiste en France
199 rue Emile ZEola
62800 LIEVIN
par Le citoyen liévinois publié dans : Pôle position: l'analyse du PRCF. communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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Dimanche 20 janvier 2008
DE SON INTRONISATION COMME « CHANOINE » DE ST-JEAN DE LATRAN, A SA TENTATIVE D’IMPOSER L’EURO-CONSTITUTION BIS,  SARKOZY VIOLE TOUS LES PRINCIPES REPUBLICAINS.

Pôle positiondu  21 décembre 2007


D’Eurodisney au Vatican, Sarkozy n’en finit pas de défaire la France et la République.

Ignorant la dignité attachée à sa fonction, l’« hyper-président » s’est d’abord affiché sous l’œil des caméras avec une euro-star de la vulgarité (« Diamonds are Girl’s best friends ») en ce haut lieu de la culture française qu’est Eurodisneyland.

A peine ôtées ses grandes oreilles, ce grand « catholique »
qui rétablit le travail du dimanche a couru au Vatican se faire sacrer « chanoine » de St-Jean-de-Latran. Et c’est au Vatican que Sarko, petit télégraphiste de l’Europe cléricale, a choisi de se réclamer de « l’héritage chrétien de la France » (merci pour les citoyens athées et agnostiques, quasi-majoritaires en France, merci pour les citoyens qui confessent une religion non chrétienne, merci pour les citoyens chrétiens qui respectent la laïcité !).

En l’occurrence, c’est la loi de 1905 stipulant que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte » qui est violée de manière provocatrice. Tout cela ne serait qu’épiphénomène si Sarkozy n’avait chargé Alliot-Marie de négocier avec les communautés religieuses (catholique, protestantes, musulmanes, juives) la « modernisation » (en fait la liquidation) de la loi de 1905 portant séparation de l’Etat et des Eglises. Alliot-Marie a tant multiplié les contacts avec les différents hiérarques religieux qu’elle n’a même pas « eu le temps de » recevoir la Libre Pensée, laquelle souhaitait la rencontrer à ce sujet (cf le numéro de décembre de « la Raison », revue de La Libre Pensée).

Ce dé-tricotage de la laïcité n’est qu’un élément du démontage de la République « sociale, laïque, une et indivisible » par laquelle la nation française se définit dans l’article 1 de sa constitution. Avec la décision de faire adopter par le parlement une constitution européenne bis dont le suffrage universel a catégoriquement refusé les termes et le contenu en 2005, le monarque-président s’assoit ouvertement sur la souveraineté nationale et populaire avec la parfaite complicité des députés collabos de l’UMPS.
 
Sur le terrain social, Sarkozy accomplit pour le compte du MEDEF et de l’U.E. le « démantèlement systématique du programme du Conseil National de la Résistance », comme l’en félicite ouvertement D. Kessler, grand patron et éditorialiste de la revue « Challenges ».


Ne parlons pas des libertés publiques violées par les « quotas » d’expulsions d’immigrés, le démontage du droit de grève sous couvert de service minimum ou le matraquage ultra-violent des manifs étudiantes.


Tout cela sous le regard glacial de Royal, qui n’a pas eu un mot pour les étudiants et les cheminots en grève (et pour cause, elle aussi voulait introduire la concurrence entre facs, détruire les régimes spéciaux et faire voter la constitution bis !) ; Sainte Ségolène a préféré se répandre avec une rare délicatesse sur ses amours interrompues avec le MODEM (aux dires de cette réincarnation de la Pucelle, Bayrou s’est comporté avec elle comme « un amoureux craignant la panne » : Sarkozy avait vraiment une rivale digne de lui !).

C’est pourquoi à l’orée d’une année 2008 qui sera celle de toutes les destructions si elle ne devient pas celle de toutes les résistances confluant en un grand tous ensemble, le PRCF invite les vrais républicains à clamer ceci  haut et fort: un tel président est indigne de Marianne, un tel « chef d’Etat » est illégitime au regard des principes républicains. Honte aux dirigeants de « l’opposition » et aux pseudo-contestataires des états-majors syndicaux qui cautionnent un dictateur d’opérette, fantoche du patronat et de Bruxelles, dont l’« irrésistibilité » prétendue ne procède que de la complaisance de ses « opposants ».

En cette période grave qui, sous une apparence tragi-comique, n’est pas sans rappeler l’assassinat de la République par les maffieux de Vichy, il importe de se remémorer notre Première Constitution, dite de l’An II :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
Mauvaise année à Sarkozy de Vichy-Bocsa, destructeur de la République et des acquis sociaux.

Et bonne année à tous ceux qui, mettant au second plan leurs querelles secondaires, sauront construire ensemble un nouveau Conseil National de la Résistance et manifesteront ensemble à Versailles le 4 février contre le viol en réunion de la République.

par Le citoyen liévinois publié dans : Pôle position: l'analyse du PRCF. communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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Dimanche 13 janvier 2008
PRCF-Pôle position du 21 décembre 2007
De son intronisation comme « chanoine » de St-Jean de Latran,
à sa tentative d’imposer l’euro-constitution bis,
Sarkozy viole tous les principes républicains.

D’Eurodisney au Vatican, Sarkozy n’en finit pas de défaire la France et la République.

Ignorant la dignité attachée à sa fonction, l’« hyper-président » s’est d’abord affiché sous l’œil des caméras avec une euro-star de la vulgarité (« Diamonds are Girl’s best friends ») en ce haut lieu de la culture française qu’est Eurodisneyland.

A peine ôtées ses grandes oreilles, ce grand « catholique »
qui rétablit le travail du dimanche a couru au Vatican se faire sacrer « chanoine » de St-Jean-de-Latran. Et c’est au Vatican que Sarko, petit télégraphiste de l’Europe cléricale, a choisi de se réclamer de « l’héritage chrétien de la France » (merci pour les citoyens athées et agnostiques, quasi-majoritaires en France, merci pour les citoyens qui confessent une religion non chrétienne, merci pour les citoyens chrétiens qui respectent la laïcité !).

En l’occurrence, c’est la loi de 1905
stipulant que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte » qui est violée de manière provocatrice. Tout cela ne serait qu’épiphénomène si Sarkozy n’avait chargé Alliot-Marie de négocier avec les communautés religieuses (catholique, protestantes, musulmanes, juives) la « modernisation » (en fait la liquidation) de la loi de 1905 portant séparation de l’Etat et des Eglises. Alliot-Marie a tant multiplié les contacts avec les différents hiérarques religieux qu’elle n’a même pas « eu le temps de » recevoir la Libre Pensée, laquelle souhaitait la rencontrer à ce sujet (cf la livraison de décembre de « la Raison »).

Ce dé-tricotage de la laïcité
n’est qu’un élément du démontage de la République « sociale, laïque, une et indivisible » par laquelle la nation française se définit dans l’article 1 de sa constitution. Avec la décision de faire adopter par le parlement une constitution européenne bis dont le suffrage universel a catégoriquement refusé les termes et le contenu en 2005, le monarque-président s’assoit ouvertement sur la souveraineté nationale et populaire avec la parfaite complicité des députés collabos de l’UMPS.

Sur le terrain social, Sarkozy accomplit pour le compte du MEDEF et de l’U.E. le « démantèlement systématique du programme du Conseil National de la Résistance », comme l’en félicite ouvertement D. Kessler, grand
patron et éditorialiste de la revue « Challenges ». (Voir la reproduction de cet article dans opinions et débat).

Ne parlons pas des libertés publiques violées par les « quotas » d’expulsions d’immigrés, le démontage du droit de grève sous couvert de service minimum ou le matraquage ultra-violent des manifs étudiantes.

Tout cela sous le regard glacial de Royal, qui n’a pas eu un mot pour les étudiants et les cheminots en grève (et pour cause, elle aussi voulait introduire la concurrence entre facs, détruire les régimes spéciaux et faire voter la constitution bis !) ; Sainte Ségolène a préféré se répandre avec une rare délicatesse sur ses amours interrompues avec le MODEM (aux dires de cette réincarnation de la Pucelle, Bayrou s’est comporté avec elle comme « un amoureux craignant la panne » : Sarkozy avait vraiment une rivale digne de lui !).

C’est pourquoi à l’orée d’une année 2008 qui sera celle de toutes les destructions si elle ne devient pas celle de toutes les résistances confluant en un grand tous ensemble, le PRCF invite les vrais républicains à clamer ceci  haut et fort: un tel président est indigne de Marianne, un tel « chef d’Etat » est illégitime au regard des principes républicains. Honte aux dirigeants de « l’opposition » et aux pseudo-contestataires des états-majors syndicaux qui cautionnent un dictateur d’opérette, fantoche du patronat et de Bruxelles, dont l’« irrésistibilité » prétendue ne procède que de la complaisance de ses « opposants ».

En cette période grave qui, sous une apparence tragi-comique, n’est pas sans rappeler l’assassinat de la République par les maffieux de Vichy, il importe de se remémorer notre Première Constitution, dite de l’An II :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Mauvaise année à Sarkozy de Vichy-Bocsa, destructeur de la République et des acquis sociaux.

Et bonne année à tous ceux qui, mettant au second plan leurs querelles secondaires, sauront construire ensemble un nouveau Conseil National de la Résistance et manifesteront ensemble à Versailles le 4 février contre le viol en réunion de la République.

par Le citoyen liévinois publié dans : Pôle position: l'analyse du PRCF. communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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