OUI, le 6 MAI EST UNE DATE HEUREUSE
DANS L'HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE !
Le 6 mai 1758, voici juste 250 ans, naissait à Arras, dans le Pas-de-Calais, Maximilien Robespierre.
Malgré l'incroyable campagne de calomnies et de diffamation politique dont la réaction française et mondiale n'a cessé de mener contre sa mémoire, Robespierre fut le principal dirigeant de la
Révolution française, le plus grand événement progressiste depuis l'insurrection de Spartacus et avant la Révolution russe de
1917, conduite par Lénine qui a l'honneur aujourd'hui de partager avec Robespierre la haine déchaînée de la contre-révolution et des renégats.
C'est Robespierre, ce grand lecteur de Rousseau et du Contrat social, qui affirma les conceptions démocratiques au début de la révolution, à un moment où prédominaient les orientations
libérales et l'idée d'un compromis de la grande bourgeoisie avec la monarchie. C'est lui qui, avec Saint-Just, Couthon, et surtout le grand journaliste
révolutionnaire Marat, fut le vrai fondateur de notre 1ère République, l'intraitable défenseur des sans-culotte et du suffrage universel, l'ennemi acharné de l'esclavage colonial,
l'inlassable animateur de la lutte révolutionnaire contre la coalition monarchique, les traîtres aristocrates émigrés à Coblence, et l'insurrection contre-révolutionnaire des Vendéens manipulés
par la noblesse. C'est lui qui incarna le mieux, parmi les députés de la Montagne, l'orientation sociale avec ses projets sur l'instruction publique et sur les subsistances pour les pauvres.
C'est lui en définitive qui, avec Carnot son futur ennemi, et Saint-Just, fut le véritable vainqueur de la coalition anglo-austro-russo-prussienne et permit à la France républicaine de vaincre l'Europe des rois. C'est lui qui comprit que le gouvernement démocratique ne pouvait être fondé sans l'implacable répression des
menées royalistes et sans le développement de la démocratie jacobine et sans culotte. C'est de lui que nous avons hérité de cet héritage précieux de la révolution démocratique bourgeoise que
sont les principes de souveraineté nationale et populaire, d'organisation communale, de République une et indivisible, de séparation de l'Etat et des cultes
constitués (ce qui n'empêcha pas Robespierre de combattre fermement les persécutions anti-religieuses des « déchristianisateurs »). C'est lui qui mourut en martyr de la révolution,
frappé par une coalition hétéroclite de politiciens corrompus et de dupes politiques, les Thermidoriens, qui brisèrent l'élan populaire de la révolution pour mettre en place une république
bourgeoise qui allait rapidement se discréditer dans l'affairisme pour laisser rapidement place au despotisme militariste de Bonaparte.
Alors qu'elle doit le pouvoir aux Jacobins et à Robespierre, la grande bourgeoisie et ses suiveurs sociaux-démocrates (il n'y a même pas une rue Robespierre, même pas une rue Marat à Paris sous
la régie de B. Delanoë associé au PCF !) n'ont jamais pardonné à Robespierre d'avoir pris appui sur le peuple des artisans, des paysans et des ouvriers sans
crainte de faire du peuple un acteur autonome de l'histoire. Ils savent en effet que c'est en prenant appui sur la mobilisation populaire autonome de la grande Révolution, en particulier
sur celle de l'An II (1793) que le mouvement ouvrier du 19ème siècle a pris son essor. Ils savent que Gracchus Babeuf, le fondateur français du mouvement
communiste, reconnut sa dette à Robespierre après s'être un moment égaré à son sujet au moment de Thermidor. C'est cela, et non la Terreur, qui est reprochée à Robespierre. Sinon
comment expliquer que Robespierre, dont le corps a été détruit par les Thermidoriens, n'ait jamais été panthéonisé alors que le boucher Napoléon III et tant d'autres assassins de peuples,
dorment dans les sanctuaires de la République bourgeoise ?
Quoi d'étonnant dans ces conditions si la France officielle de Sarkozy et de l'UMPS ne fait rien, bien au contraire, pour commémorer la naissance de l'Incorruptible ? Sarkozy préfère célébrer Lafayette, le fusilleur des ouvriers républicains en place de grève, l'homme qui a changé de camp pendant les guerres révolutionnaires,
celui qui en 1830, à l'issue des Trois Glorieuses, a réussi à frustrer le peuple républicain de sa victoire sur le régime légitimiste de Charles X pour faire proclamer Louis-Philippe, le « roi
bourgeois ». Le même Sarkozy, avec son sbire idéologique Jacques Marseille, prépare en catimini la réhabilitation de Napoléon III, l'assassin de la Seconde République. A chaque classe ses «
grands hommes » et, comme le dit la belle chanson de Ferrat, « elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France », comme elle répond encore du
nom de Thorez et de Sémard, de Frachon et de Duclos.
Mais en ce triste anniversaire du 6 mai 2007, où l'homme-lige du MEDEF, de Bush et de Bruxelles a pris le pouvoir pour « rompre » avec tout l'héritage démocratique de 1968, 1945 (retraites par
répartition, sécurité sociale, nationalisations, statuts, droit du travail, école démocratique, CNRS, tout cela mis en place par les ministres et administrateurs communistes Thorez, Croizat,
Billoux, Tillon, Marcel Paul, Grenier, Wallon, Joliot-Curie...), 1936 (réduction du temps de travail, augmentations de salaires) et même de 1789-93 (souveraineté nationale détruite par la
constitution européenne bis, souveraineté populaire bafouée par la ratification parlementaire du Traité rejeté par référendum, « décentralisation-régionalisation de la République indivisible,
attaque contre la laïcité, démontage de l'Education nationale, alignement de la France sur l'Empire américain...), il y a une raison de plus de célébrer le grand Robespierre. N'est-ce pas lui
qui nous a durablement éclairés, après Rousseau, sur l'idée que les élus doivent en permanence des comptes au peuple, et non le peuple aux élus qui le trahissent, quand l'Incorruptible a
déclaré devant la Convention (discours du ) :
« quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus
indispensable des devoirs ».
Vive la République sociale, souveraine et indivisible ! Honneur à Robespierre !
A l'action contre l'illégitime politique de Sarkozy de Nagy-Bocsa et de ses complices de la social-eurocratie !
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