Vendredi 14 décembre 2007
Point de vue  de  Anne-Marie Le Pourhiet,
Professeure de droit public
à l’université de Rennes I

5 novembre 2007

Le projet de « traité modificatif » (reform treaty) européen a été rendu public le 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de « mini-traité » ou de « traité simplifié » puisqu’il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu’en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire.

Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme

Les rédacteurs ont donc préféré concocter une formule compliquée qui modifie d’une part le traité sur l’Union européenne (traité UE) et d’autre part le traité instituant la communauté européenne (traité CE), lequel s’intitulera désormais « traité sur le fonctionnement de l’Union ». La supercherie apparaît clairement avec la Charte des droits fondamentaux qui n’est plus incluse dans les traités mais apparaît dans l’article 6 du texte de la façon suivante : « L’Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur juridique que les traités » … Un traité affirme donc qu’une charte qui lui reste extérieure a cependant la même valeur juridique que les traités qu’il modifie ! On n’a jamais vu de procédé juridique plus tordu, même dans les récentes révisions de la Constitution française qui ont pourtant révélé au plus haut niveau normatif l’invasion de notre pays par le « maldroit ». Le protocole n° 7 prévoyant cependant que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d’écarter l’application d’actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte, provoque un pincement de cœur. _ Tout se passe comme si le « non » des Français avait servi à d’autres mais pas à eux, quelle humiliation !

Le « traité modificatif » modifie bien le traité constitutionnel rejeté en 2005 puisqu’il en enlève un certain nombre de dispositions explicites et dispense la Pologne et le Royaume-Uni du respect de certains engagements. C’est donc une modification par simple soustraction en ce sens que l’on s’apprête à faire ratifier par le parlement français un traité partiel aux lieu et place du traité complet initial.
les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l’Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l’on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais.

Une question fondamentale se pose dès lors : comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l’intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu’il contenait au motif que celles-ci « n’auraient pas fait l’objet de contestations » ? Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence, le passage de l’unanimité à la majorité et le déficit démocratique, d’autres encore s’offusquaient des principes et symboles fédéraux. On pouvait peut-être apercevoir que le « non » de gauche déplorait davantage la menace sur l’Etat-providence et le « non » de droite la perte de l’Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu’il aurait rejetées et d’autres qu’il aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l’on sait que la Constitution californienne prévoit qu’une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le même principe, on ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite.

Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n’y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres ». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s’y conformer et de se tourner plutôt vers l’article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l’actuelle Constitution, range aussi la résistance à l’oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme.

Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est
« gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat et garantir l’indépendance nationale.
Le terme qui vient à l’esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». Cela manque singulièrement d’allure et de force mais l’on s’en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable.
Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots. •
    



par Le citoyen liévinois publié dans : Opinions et débats.
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Jeudi 13 décembre 2007
 Contribution de Georges Gastaud
Professeur de philosophie
chercheur marxiste
auteur de nombreux articles  et
ouvrages

« Le capital ne crée la richesse qu’en épuisant ses deux sources :
la terre et le travailleur ». Karl Marx.

Le « Grenelle de l’écologie » n’a pas seulement servi à faire diversion aux affrontements de classes, tout en ouvrant un vaste marché subventionné par l’argent public à l’éco-investissement capitaliste. En réalité, la passion subite de l’UMP pour l’écologie témoigne de l’angoisse de nos concitoyens qui s’inquiètent à raison des pollutions de toutes sortes, du pillage des ressources naturelles, du dérèglement global de l’éco-système planétaire (le réchauffement climatique n’est pas une fable médiatique !). C’est pourquoi la réponse des communistes à l’offensive éco-sarkozyste ne peut être de hausser les épaules en grommelant : « affaire de bourgeois » ! Bien au contraire, Lénine conseille au parti de la classe ouvrière de rassembler et de diriger l’ensemble des victimes du capitalisme : cette position doit triompher aussi dans la défense de l’environnement contre les prédations capitalistes.
Le but de cet article  est   de rappeler les principes marxistes qui orientent la défense communiste de l’environnement de toute autre manière que ne le fait le prétendu « éco-capitalisme ».

1 - L'ENNEMI DE L'ECOLOGIE N'EST PAS "LA TECHNIQUE" MAIS LA COURSE CAPITALISTE AUX PROFITS.

En effet, « la » technique n’existe pas : concrètement il existe une utilisation capitaliste de la science et de la technique dont le but unique, derrière le verbiage écolo du capital, est de surexploiter les travailleurs et de transformer toute richesse naturelle en gisement de profit. Quand, on démantèle la SNCF pour favoriser le transport routier avec d’énormes retombées en termes de pollution et d’insécurité routière, le but est de démonter un service public en surexploitant les salariés et les artisans routiers : pendant que Dentressangle engrange les profits, les contribuables paient les autoroutes… privatisées dès que leur financement a été amorti par la collectivité. Ce type de pollution se rattache à la production capitaliste à flux tendu qui interdit les stocks et favorise le « juste à temps ». Et cette production est adossée à la mondialisation capitaliste qui contraint, -si c’est l’intérêt de l’actionnaire-, à trimbaler une marchandise sur des milliers de km en polluant le ciel, la mer et le sol, plutôt que de la fabriquer sur place en privilégiant l’emploi, en épargnant l’environnement et en prenant en compte le coût social global.

2 -  NON, L'ENNEMI DE L'ENVIRONNEMENT, CE N'EST PAS "TOUT-LE-MONDE"
 
Certes chacun doit apprendre dès l’enfance à ne pas gaspiller, à apprécier la nature et à penser aux générations futures. Mais déjà cette éducation se heurte au quotidien à l’irresponsable mode de consommation que le capitalisme a promu depuis 45 (il faut vendre à tout prix, parce que le but du capital n’est pas de satisfaire des besoins, mais de faire du profit en créant des marchandises, utiles ou pas). L’écolo Sarkozy expliquera-t-il à ses amis, les patrons des banques qui poussent les petites gens à l’endettement, et les PDG des chaînes télé qui « vendent à Coca Cola du temps de cerveau disponible », (dixit P. Le Lay !), que le mode de vie américain est impossible à universaliser (pour qu’un milliard de Chinois vivent comme à New York, il faudrait deux  atmosphères terrestres !). Ne parlons pas de l’entreprise démente qui consiste à privatiser EDF, c’est-à-dire à remettre indirectement l’énergie nucléaire aux spéculateurs et aux chasseurs de profit !
D’autre part, est-ce à l’échelle de l’individu que l’on peut mettre fin au sac de la planète ? Je veux bien trier mes déchets et surveiller mes fuites d’eau, mais à quoi cela sert-il si pendant ce temps, Bush ignore le protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre ? En effet, en « rachetant les droits à polluer » (!!!) des pays africains, Bush fait d’une pierre deux coups : interdiction pour l’Afrique de s’industrialiser, feu vert aux USA pour gaspiller les ressources (air, terre, eau, énergie) qui constituent l’usufruit de TOUS les peuples. Tant mieux si Parisiens roulent à vélo, mais si pendant ce temps toute l’Asie du Sud-Est passe du vélo à la voiture, qu’y gagne-t-on globalement ?
En réalité cette manière de culpabiliser « tout le monde » aboutit à montrer du doigt ceux qui, faute d’argent, sont forcés de garder leur vieille auto polluante et leur chaudière au fuel. Bref, sous prétexte de responsabiliser « tout le monde », c’est aux « petits » qu’on adresse la facture écologique du capital pendant que les gros pollueurs continuent à amasser des fortunes en pensant « après moi le déluge » !

 

par Le citoyen liévinois publié dans : Opinions et débats. communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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Jeudi 13 décembre 2007
CONSTRUISONS ENSEMBLE UNE LISTE  POUR OUVRIR,

AUX  PROCHAINES MUNICIPALES, UNE PERSPECTIVE
REELLEMENT PROGRESSISTE,
UNITAIRE,
POPULAIRE ET DEMOCRATIQUE.

Mais ne soyons pas dupes ! De la même façon que 80% de l’activité du gouvernement et de l’Assemblée - qui porte encore le nom de nationale – consistent à transcrire en français les directives de l’Europe du grand capital, les municipalités  – et Liévin ne fait pas exception – appliquent les directives, lois et décrets du gouvernement. C’est-à-dire des mesures de droite.

Etre  réellement progressiste pour une municipalité,  c’est:

- Résister à la politique anti-sociale, anti-populaire et anti-nationale du MEDEF, de Sarkozy et des députés UMP.

- Soutenir résolument les salariés et les jeunes qui défendent leurs conditions de vie, leur salaire, leur avenir, sans oublier les acquis sociaux (sécu, retraites, code du travail, nationalisations, statuts…) conquis au prix du sang par nos anciens pendant la Résistance ;

- Se battre  avant tout pour la ré-industrialisation de notre ville et de notre région.
Les zones commerciales et autres centres d’affaires ne sont que pis-aller et connaîtront inéluctablement la décadence quand nos poches seront vides. Une municipalité réellement à gauche se doit de mobiliser les salariés, les petits commerçants et artisans, les professions libérales, les jeunes, toute la population, victimes de cette désertification de notre région, pour une vraie politique de l’emploi. On ne peut pas se contenter de créer comme le propose Borloo - et que soutient Monsieur Kucheida – des emplois d’aide à la personne. Nous devons exiger de vrais emplois productifs et mobiliser tout le conseil municipal contre toute délocalisation,

- Défendre les services publics, combattre la casse de l’Education nationale, de la Poste, de l’hôpital, la privatisation d’EDF-GDF,  etc. ! Une vraie municipalité de gauche devrait donner l’exemple en renforçant les services municipaux publics, en re-municipalisant  les services privatisés (piscine, service des eaux, marchés, logements, collecte ordures ménagères etc.) tout en garantissant des salaires et des conditions d’emploi dignes de notre époque aux salariés municipaux.

- Relancer les commerces de proximité, en exigeant aides et diminution des charges fiscales,

- Satisfaire les demandes de logements en particulier pour les jeunes, défendre le service public d’HLM,. Les principaux bailleurs de la ville étant Pas-de-Calais habitat et Soginorpa , nous devons exiger des loyers réglementés et bas, tenant compte de la situation des personnes, donc hors du système concurrentiel.

- Mobiliser les habitants, des quartiers populaires en priorité, par de vrais comités de quartier, comme lieu d’élaboration de la politique municipale, avec de vrais débats, de vraies informations. Les comités actuels sont des caricatures qui permettent seulement au maire d’exposer une politique élaborée ailleurs. Il faut une véritable démocratie participative.

- Développer  l’ensemble des quartiers et pas seulement le centre. Si beaucoup de choses ont été faites, il reste un énorme décalage entre les rues principales, les corons et les autres quartiers populaires. Est-il utile de planter des oliviers qui coûtent très cher et de baser le développement sur le Louvre ? Ce musée ne compensera jamais la désindustrialisation accélérée de notre ville. Un nouveau budget « fleurs » réservé au centre ville est-il indispensable ?

- Se battre pour que les impôts locaux  (taxe d’habitation, taxe foncière) soient fortement allégés. Ainsi, une famille, vivant avec la retraite des mines, qui n’avait pas de taxe d’habitation à payer, s’est vu infliger pour 2007 une taxe d’habitation de 600 € suite à l’obtention d’une aide sociale modeste. Une municipalité réellement à gauche doit avoir une politique de baisse de ces impôts surtout en faveur des plus défavorisés. Elle doit se battre et mobiliser les habitants pour exiger que  l’Etat reverse ce qu’il nous a pris par la TVA et autres impôts, elle doit faire échec à la politique de la Région et de la CALL qui consiste à accepter les transferts de charge de l’Etat et à obliger les contribuables locaux à payer de plus en plus des services qui reviennent normalement à l’Etat ; elle doit dénoncer l’Europe qui prend de plus en plus dans notre poche (18 milliards d’euros par an) et qui « rend » de moins en moins !

- Respecter le choix des électrices et électeurs de Liévin qui ont dit NON majoritairement au traité de Maastricht, en 92 à  57% puis NON à la constitution européenne à  78%. Le maire qui avait appelé à voter OUI au traité de Maastricht, interprétait le NON comme « cri de désarroi », comme « régression ». En 2005, il votait la loi permettant la ratification de la constitution européenne, pour ensuite ne pas donner de consigne de vote ! Ce qui ne l’a pas empêché de se manifester bruyamment après la victoire du NON : souvenez vous du tract : « évidemment c’est NON». Cette Europe  a imposé l’euro, principal responsable de la perte du pouvoir d’achat. Elle  a  vu la signature par Chirac et Jospin à Barcelone d’un accord, programmant l’allongement de la durée du travail et le recul à 60 et plus de l’âge de la retraite.  Cette même Europe exige la fin du système social français (sécu, retraite par répartition, indemnisation du chômage, code du travail etc.). Sur tous les plans, elle subordonne le peuple souverain à la Commission de Bruxelles et à la Banque de Francfort ! Bref la fin de la France populaire de 36 et 45.

- Défendre la sécurité sociale et tout particulièrement la CARMI (ex-caisses de secours minière). La création accélérée d’une médecine à plusieurs vitesses, des déremboursements de médicaments, des franchises qui se multiplient, des dépassements d’honoraires sont une atteinte très grave au droit à la santé pour les ayants droits du régime minier, et pour l’ensemble des assurés sociaux. Défendre la CARMI, est capital pour l’ensemble de la population laborieuse de nos cités. La municipalité doit prendre la tête de cette  défense, au coté des organisations syndicales, pour empêcher sa disparition.

-Promouvoir l’expression libre des habitants – et des jeunes en particulier – doit devenir la règle, au travers du journal municipal (payé par tous), du site de la commune, des comités de quartier, du conseil municipal. Il faut mettre fin à la mainmise d’un groupe sur ces moyens d’expression !
___________________________________________________________________________________________________
Cet appel, à l’initiative du Docteur Jacques Lacaze, conseiller municipal, est soutenu par
la Section Communiste de Liévin du Pôle de Renaissance Communiste en France
Pour prendre contact - écrire à Jacques Lacaze, Les Grands Bureaux , 45 rue Edouard Vaillant BP 45
62801 LIEVIN CEDEX. Courriel : jalacaze@free.fr,   Téléphone : 06 83 23 36 57
____________________________________________________________________________________________________
 Liste des premiers signataires :
Roger BROUTIN, retraité PTT;  Joseph DEPUYDT, cheminot retraité, syndicaliste, PRCF; Vincent FLAMENT syndicaliste enseignant du lycée Darras, PRCF; Lucie DUMONT; étudiante, Jeunes pour la renaissance communiste (JRCF) ;  Madeleine DUPONT, ancienne cons. Municipale PCF de Liévin;  Jeannine LATOSI, retraitée France télécom, syndicaliste, PRCF;  Lucien MUSIOL, retraité, PRCF;  Sandrine SAO-LAZARO, étudiante, JRCF; 











par Le citoyen liévinois publié dans : Election municipale mars 2008
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- de rassembler les progressistes, les laïques, les républicains sincères, les victimes des politiques menées dans notre pays et qui se répercutent à Liévin, tous ceux qui veulent que ça change pour la population laborieuse de Liévin.
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Les Grands Bureaux
45 rue Edouard Vaillant BP 45
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Courriel : jalacaze@free.fr 
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