Vendredi 16 mai 2008
Jacques Lacaze
Président du groupe : Franchement Communiste et Républicain.
à
Monsieur le Maire de Liévin
Copie à  - Mesdames et Messieurs les Présidents des groupes :
Socialiste, Communiste, Verts,
Mouvement des citoyens, Luttes ouvrières.  
- Mesdames et Messieurs les adjoints, les conseillers délégués,
- Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux
d'union de la gauche.

Liévin le 16 mai 2008.

      Monsieur le Maire,

      Le jeudi 15 mai 2008, des centaines de milliers d'enseignants, de fonctionnaires se sont mis en grève.  200 000 à 300 000 personnes (enseignants, lycéens, parents d'élèves, en particulier) ont manifesté dans les rues de nos villes, ceci, pour exiger le maintien des postes d'enseignants, pour refuser le démantèlement des fonctions publiques. D'autres mesures  gouvernementales mises en place, dans l'enseignement, portent gravement atteinte à l'avenir de nos enfants : retrait massif de moyens, bac pro à 3 ans etc...
      Plus de 56 000 emplois ont été supprimés dans les administrations depuis 2003. Dans l'Education Nationale, c'est 11 000 emplois de supprimés, 16 000 prévus en 2009. Etc etc...
      S'attaquer ainsi à l'Ecole de la Nation, c'est s'attaquer aux fondements même de notre République, Une et démocratique en droit.
      Face à la grève majoritaire et déterminée du 15 mai, le Président de la République, n'a trouvé comme réponse que de proposer une loi instaurant un service minimum d'accueil à l'Ecole les jours de grève. Ce service serait mis en place par les communes et  le personnel communal l'assurant serait rémunéré par les retenus sur le  salaire des grévistes.
       Il s'agit d'une remise en question gravissime du droit de grève, sans nul doute prélude à l'écrasement total des libertés syndicales et civiques. Il s'agit aussi  d'un dictat inacceptable pour nos communes.
      C'est pourquoi, Monsieur le Maire devant l'urgence et la gravité de la situation, je vous demande, de prendre  des mesures exceptionnelles, comme l'ont fait les municipalités d'Avion et de Méricourt, qui soutiennent les luttes menées par les enseignants et les lycéens sur le terrain. En particulier, il me paraît indispensable :
- De  rouvrir rapidement la Tribune libre municipale et de mettre en place un débat ouvert à nos concitoyens dans les colonnes du journal municipal, qui est celui de tous les liévinois,
- de convoquer un Conseil Municipal extraordinaire, mettant ce problème à l'ordre du jour.


Croyez, Monsieur le Maire dans l'attente de votre réponse à mes sentiments profondément laïques et républicains et à mes salutations distinguées.




 

par Le citoyen liévinois publié dans : Mandature 2008-2014
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Vendredi 16 mai 2008
Déclaration
du Pôle de Renaissance Communiste en France
15 mai 2008
Après les manifs enseignantes et lycéennes
Face aux provocations de Sarkozy
et à son dangereux plan anti-grève.
 

Les banderoles des grévistes de l'Education nationale et de la Fonction publique n'étaient pas encore pliées que le « président de tous les Français » prenait la parole solennellement. Non pour acter honnêtement la puissance de la grève et son caractère majoritaire, ni pour ouvrir un quelconque dialogue sur les suppressions de postes massives ou sur la casse du statut des fonctionnaires que son gouvernement veut perpétrer, mais pour annoncer qu'il ferait voter avant l'été (vive la séparation des pouvoirs !) un projet de loi sur le service minimum dont l'objet est de paralyser le droit de grève des enseignants. Il s'agirait de forcer les professeurs grévistes à se déclarer 48 h avant la grève (une démarche qui met les personnels sous la pression de leur administration locale : à quand les listes rouges et la chasse aux sorcières dans les bahuts ?) ; il s'agit aussi, sur les retenues de salaires infligées aux grévistes, de payer des fonctionnaires municipaux pour garder les élèves. Comme si le préavis de grève (5 jours francs) n'existait pas dans la Fonction publique. Comme si Darcos n'ignorait pas systématiquement ces préavis, préférant l'intransigeance à toute négociation réelle !

Il faut être clair : payer des gens sur les retenues de salaires infligées aux grévistes pour faire une partie du travail desdits grévistes (en attendant de forcer ces derniers à faire eux-mêmes de la garderie sans être payés !), cela s'appelle briser la grève. Les salariés qui, alors qu'un mot d'ordre fonction publique est lancé (y compris en leur direction, comme c'était le cas ce 15 mai) prendraient en charge les élèves en étant payés... par les grévistes, se comporteraient en briseurs de grève, qu'ils en soient conscients ou non. Ce n'est pas le « droit au travail » des parents d'élèves que veut protéger Sarkozy avec ses amis de la PEEP, c'est le « droit » au profit des patrons qui se fichent que les élèves reçoivent un enseignement de plus en plus dégradé du fait des restrictions budgétaires, pourvu que les parents des chers petits aillent produire de la plus-value pour les actionnaires capitaliste le jour de la grève !

De même que signifie supprimer 11 000 postes de profs et engager, sur les économies ainsi réalisées, 1500 assistants d'éducation payés au rabais dont beaucoup préfèreraient passer les concours publics, si les postes ne s'y réduisaient pas comme peau de chagrin ? Cela signifie clairement casser le métier de professeur et humilier ses professionnels !

Dans ces conditions, comment expliquer l'insouciance des états-majors syndicaux sur la question décisive du droit de grève qui ne figurait même pas dans la plate-forme revendicative du 15 mai ? Comment expliquer la mollesse de G. Aschiéri sur ce sujet (ne parlons pas du jaunissant Chérèque, qui torpille toutes les résistances depuis 10 ans, ni sur un autre plan de Thibault et de Mailly qui n'ont pas levé le petit doigt cet été contre le dispositif anti-grève à la SNCF) ? Interrogé sur ce sujet par France Info juste après l'intervention de Sarkozy, le chef de file de la FSU, - la fédération la plus représentée dans les grèves du 15 -, n'a exprimé aucun refus catégorique et indigné ; il n'a pas dénoncé durement ce gouvernement de briseurs de grève, il a comme à son habitude fourni des réponses plates, ternes et « modérées » sur le fond et sur la forme, inadaptées aux sentiments de grévistes humiliés et provoqués par le commis du MEDEF qui siège à l'Elysée.

D'autant que le Canard enchaîné a rapporté dans son dernier numéro la tactique brutale de Sarkozy : tonnant contre Aschiéri, qu'il juge encore trop « dur » par rapport au compréhensif Thibault (quelle humiliation pour la CGT de recevoir de tels compliments !), Sarko somme Darcos d'avoir des « couilles », de « combattre et de battre la FSU » et les profs, jugés trop frondeurs (c'est tout à l'honneur de ces salariés qui depuis les luttes pour les retraites et contre le CPE ont beaucoup résisté). Car pour ancrer psychologiquement sa « rupture » ultra-patronale, Sarkozy veut écraser les profs et leurs syndicats majoritaires, notamment le SNES et la FSU (Allègre s'y était déjà essayé en vain) : son but est d'obtenir l'équivalent de la victoire antisyndicale « historique » que Thatcher remporta contre les mineurs anglais en 84.

Sarkozy ferait ainsi d'une pierre plusieurs coups, limitant le secteur le plus syndiqué du salariat, -  notamment le SNES -, disloquant l'Education nationale qui est depuis 68 le principal terrain de convergence entre jeunes et salariés, et frappant au cœur le « modèle » français républicain qui, de 1789 à 1945 en passant par 1905, s'est construit autour de la mise en place de l'école publique et laïque (on sait que depuis son élection, Sarko viole grossièrement la séparation de l'Eglise et de l'Etat en mettant « Dieu » à toutes les sauces).

L'attaque contre le droit de grève montre en outre le contenu fascisant de la « rupture »; pour ancrer psychologiquement ladite « rupture », c'est-à-dire le plan d'ajustement structurel que l'Europe de Maastricht et le Fonds Monétaire International (FMI) veulent appliquer à la France en désossant la Fonction publique, les retraites, l'indemnisation du chômage et l'assurance maladie, Sarkozy est déterminé à écraser les libertés syndicales et civiques. Il est donc capital que les syndiqués exigent que leur syndicat dénoncent l'orientation fascisante du pouvoir et de sa tutelle européenne; c'est incontournable pour que les travailleurs reprennent l'initiative dans l'affrontement de classes qui les oppose à l'UMP (Union Maastrichtienne Patronale).

D'ores et déjà, la défense du droit de grève contre Fachozy doit être au centre de la manif enseignante du 18 mai 2008 à Paris à laquelle le PRCF appelle tous les démocrates à aller en masse en mettant de côté les querelles de boutique. La construction du « tous ensemble et en même temps » doit être au cœur des luttes du printemps et de l'automne. Après il risque d'être trop tard car les travailleurs auront perdu beaucoup de leurs armes syndicales.

Les syndicats enseignants doivent interpeller les élus municipaux de gauche et démocrates ou se disant tels ; il faut les avertir que les syndicats prendront des mesures pour dénoncer le prétendu « service minimum » ainsi que tous les élus qui l'organiseraient en violant le droit constitutionnel de faire grève sans payer des briseurs de grève. Maires et conseillers municipaux PS, PCF, Verts, LO, LCR, MRC, élus du MODEM qui vous dites démocrates, vous êtes majoritaires dans ce pays depuis les dernières élections ; si vous refusez de briser les grèves de profs, de Lille à Paris en passant par Toulouse, Nanterre, Lens, Nantes, Strasbourg, Lyon, etc., le mini-Bonaparte Sarkozy sera ridiculisé, loi ou pas loi. Les élus PRCF interviendront dans ce sens partout où ils siègent.

A l'heure où le droit syndical et les libertés civiques sont plus menacées qu'ils ne furent jamais depuis 70 ans, la balle est dans le camp des dirigeants syndicaux enseignants et des élus municipaux qui se réclament de l'opposition. A nous tous, syndicalistes et élus municipaux de lutte, de monter en puissance sur ce sujet décisif pour bloquer à temps la dérive fascisante.


Pour finir, le PRCF renouvelle sa proposition à toutes les organisations progressistes, politiques ou syndicales : organisons partout ensemble des manifs unitaires (pourquoi par le 29 mai ?) contre l'ENSEMBLE de la politique de ce pouvoir DANGEREUX. Camarades du mouvement ouvrier et populaire, entendons à temps l'avertissement de Marx : « l'histoire ne repasse pas les plats ».

La Commission exécutive du P.R.C.F.
 
 

par Le citoyen liévinois publié dans : Pôle position: l'analyse du PRCF. communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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Lundi 5 mai 2008
                                                                        COLLECTIVITÉSTERRITORIALES
UNE ÉTUDE NON RENDUE PUBLIQUE
PARLE MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR

Les inégalités entre communes
de moins en moins corrigées


Article
d'Emmanuelle Chevallereau publié dans le quotidien "Le Monde" du 26 avril 2008

En résumé: de moins en moins  d'argent pour les communes pauvres, c'est à dire les communes ouvrières. C'est le resultat des politiques menées par la gauche plurielle et la droite depuis 30 ans. Sarkozy aggrave ces politiques en mettant en oeuvre la liquidation totale des acquis de 36, de 45, de 68... (La rédaction du blog)

"UNE ÉTUDE commandée par le ministère de l'intérieur, dont les résultats n'ont pas été rendus publics depuis leur remise, en juillet 2007, pourrait relancer un débat explosif sur la solidarité entre communes. Cette dernière montre en effet que les inégalités de richesse entre les communes sont de moins en moins bien corrigées par les mécanismes de redistribution instaurés par l'Etat. Ce constat est problématique car l'article 72-2 de la Constitution impose au législateur de " favoriser l'égalité entre les collectivités territoriales " par la péréquation.

"Les auteurs, Guy Gilbert, professeur à l'Ecole normale supérieure de Cachan, et Alain Guengant, directeur de recherche au CNRS, démontrent que " le taux de correction des inégalités " de pouvoir d'achat entre communes imputable aux dotations et fonds de l'Etat " atteint - 36,9 % en 2006, contre - 39,2 % en 2001, soit un repli de 2,3 points ". Ce recul est un fait nouveau : entre 1994 et 2001, l'action redistributrice de l'Etat avait eu un pouvoir correcteur croissant des inégalités.

"En France, les inégalités de ressources entre communes sont d'une ampleur sans équivalent en Europe : en 2006, le pouvoir d'achat par habitant des 1 % des communes les plus riches était 45 fois plus élevé que celui des 1 % les plus pauvres.

"Pourquoi la péréquation a-t-elle été moins performante, ces dernières années ? Afin d'assumer leurs compétences, les collectivités locales bénéficient de dotations de l'Etat : en tout, 73 milliards d'euros par an. " Or un quart seulement de cette manne (22 %) contribue à la péréquation de façon intensive, les autres trois quarts (78 %) beaucoup moins ", explique M. Gilbert.

"Depuis 2001, deux réformes des dotations de compensation ont entraîné des dégâts collatéraux désastreux, estime l'étude. La première date de 1999. Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l'économie (ndlr du blog, dirigeant socialiste et directeur général actuel du Fond monétaire international) avait décidé de supprimer la part salaires dans le calcul de la taxe professionnelle versée par les entreprises aux collectivités locales. L'Etat a compensé cette amputation de recettes. L'effet contre-péréquateur - c'est-à-dire amplifiant les inégalités préexistantes - fut massif : ce sont les communes qui avaient les masses salariales les plus élevées (souvent les plus riches) qui ont reçu les compensations les plus élevées. La deuxième réforme date de 2005, avec la création de la " dotation de base " qui prend en compte la superficie et la population des communes. Or nombre de grandes villes figurent parmi les plus riches. Là encore, des inégalités ont été figées.

"En creux, l'étude met en lumière la voie étroite du système de péréquation à la française. Jusqu'ici, la solution radicale - prendre aux plus riches pour donner aux plus pauvres - a toujours été écartée. " La fin de l'histoire est en vue, avec la disparition graduelle de la fiscalité locale, analyse M. Gilbert. En effet, sans amputation supplémentaire de l'autonomie fiscale locale, plus de carburant pour davantage de péréquation. " Conclusion provocante : en France, la péréquation se nourrit du recul de l'autonomie fiscale des collectivités locales... qui est aussi une obligation constitutionnelle."

 

 
 
par Le citoyen liévinois publié dans : L'actualité
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Samedi 3 mai 2008
 
La magnifique grève des GSF se termine.
Pour les grévistes, l'heure est
à la conclusion et au bilan.
Mustapha Amel (Mouss pour les militants),
le secrétaire du Syndicat CGT
et Jérôme qui habite Liévin
ont signé ce mardi 6 mai 2008
un accord avec la direction.
Il est loin d'être négatif.


Voici ce que les grévistes ont obtenu POUR L'ENSEMBLE DU PERSONNEL, il faut le souligner ( même ceux qui n'ont pas fait grève).  Le syndicat CGT expliquera à tous les salariés que c'est cette lutte pourtant minoritaire mais très déterminée et qui a duré plus de 2 semaines, qui a permis ces avancées.

- réévaluation du temps partiel, avec meilleure répartition des horaires,
- pour les personnes en temps partiel qui travaillent sur plusieurs sites, le temps de déplacement est payé,
- réévaluation des coefficients, et prise en compte dès le mois de mai,
- introduction de la subrogation,
- indemnité repas,
- la première semaine de grève et le 5 mai sont payés,
- augmentation de 3% sur tous les coefficients pour l'ensemble du personnel jusqu'à chef d'équipe,
 - mise en place d'une prime de panier, de 20 à 30 €,

Selon  Mouss, même si les principales revendications (augmentation de 200 € par mois pour tous, 13ème mois) ont été refusées par la direction, le bilan est loin d'être négatif.  Une assemblée sera convoquée prochainement pour faire une information et le bilan de l'ensemble du mouvement.

Soulignons, qu'il s'agissait pour la plupart des salariés d'une première grève, du baptême du feu en quelque sorte. Elle a permis à ces ouvrières et ouvriers qui travaillaient dans des sites séparés de se rencontrer d'échanger de se comprendre, d'affirmer leur solidarité par rapport à la direction. Ils ont pu ainsi jauger cette direction. Ils ont mené une grève dure et très offensive. Ils ont reçu un soutien très important, en particulier de militants et d'organisme de la CGT (UL, UD, syndicats...), mais aussi de mairies.

Rendez-vous sur leur blog : mouvementgsf.skyrock.com)

Nous subissons une période d'attaque frontale et totale contre les acquis sociaux que le pouvoir sarkozyste veut faire disparaître. Cette politique anti-populaire a été mis en place depuis prêt de 30 ans, malheureusement par la gauche. Dans une lutte, il est important de montrer l'effondrement du pouvoir d'achat et la nécessité de revendiquer une forte augmentation des salaires, face à la démagogie du gouvernement sur les prix dans les grandes surfaces. C'est ce qu'on fait les GSF ! Les revendications de base qu'ils ont élaborées concernent donc l'ensemble des salariés.

Désormais, pour ces salariés, le problème des conditions de travail est posé avec force, et la lutte quotidienne sur ce sujet sera grandement facilitée.

L'action contre les irrégularités nombreuses de la direction durant la grève (sur le temps de travail maximum, le remplacement des travailleurs en grève...) va se poursuivre...
Déjà, les responsables des syndicats CGT, CFDT et CFTC réfléchissent pour reprendre et amplifier l'action et ce d'autant que partout  en France, chez les travailleurs, la révolte monte et  l'aspiration au TOUS ENSEMBLE S'AFFIRME.

Interview de Jérôme, liévinois  
et délégué du personnel.
Quel bilan tires-tu de ces deux semaines de luttes ?
Jérôme : d'abord la combativité des copains en luttes ! J'ai beaucoup apprécié la solidarité qui s'est manifestée autour de nous, en particulier de la part  du syndicat de la Française de mécanique. Le syndicat CGT de GSF Lens compte 20 adhérents au démarrage de l'action, ils étaient le noyau dur de la grève. Nous avons enregistré plusieurs nouvelles adhésions. Nous avons pris contact avec des salariés d'autres sites. Nous ne connaissions même pas certains de ces sites. La direction fait tout pour nous empêcher de rencontrer les salariés.
Que vivent aujourd'hui les travailleurs ?
La situation des gens devient dramatique. En ce qui me concerne pour donner un témoignage, je suis marié, j'ai trois enfants. Nous avons une maison de la SOGINORPA, loyer 520€ par mois. La moitié de mon mois ! Ma femme doit travailler, elle a un emploi mi-temps thérapeutique. Depuis, plus de bourse pour les enfants, n nous a aussi supprimé la prime pour l'emploi. Les allocations familiales vont baisser de 600€ par an.  L'augmentation des salaires est une nécessité. Notre revendication de 200 € pour tous et d'un 13ème mois correspond à peine aux besoins de ma famille. Et puis bien sûr tout augmente. Dans le premier tract, nous avons donné des chiffres.
Il y a des grèves partout sur les salaires, sur les conditions de travail. Le pouvoir d'achat est la priorité des priorités. On n'obtiendra satisfaction qu'en luttant.

par Le citoyen liévinois publié dans : Grèves et luttes
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Samedi 3 mai 2008
Mai 68-Mai 2008 : plus que jamais
le progrès social passe par
le combat de classe
tous ensemble et en même temps
des salariés et de la jeunesse



Vous lirez ci-dessous, une proposition d'appel en ce 4Oème anniversaire de mai 68. La liste des premiers signataires sera publiée ultérieurement. Mais si il y a accoord , chacun peut le manifester en envoyant un mail à notre blog.


France, mai-juin 1968
: neuf millions de salariés, classe ouvrière en tête, font grève, manifestent et occupent leur entreprise. Non seulement en solidarité avec les étudiants réprimés par le pouvoir des monopoles capitalistes, mais pour combattre l'austérité salariale, défendre la Sécu attaquée par le gouvernement, améliorer les conditions de travail et de rémunération. Dans la tête des ouvriers en grève et de la majorité des étudiants en lutte l'aspiration à un changement profond qui s'exprimera dans la rue par les slogans « 10 ans ça suffit ! » et « gouvernement populaire ! ».

A l'arrivée de ce mai des étudiants et des prolétaires, de prodigieuses avancées salariales, la légalisation des sections syndicales d'entreprise, une impétueuse dynamique de progrès social qui se poursuivra pendant toute la décennie 70, l'amorce de la démocratisation de l'Université et des lycées, de grandes avancées sociétales pour la jeunesse, les femmes, le mouvement des idées et pour l'ensemble de la société. Et non seulement l'économie française ne s'est pas écroulée quand les revendications furent satisfaites, mais les années 70 ont été parmi les plus dynamiques sur le plan de la croissance !

Pourtant à prendre connaissance des articles et des émissions sur mai 68 paraissant dans la grande presse et dans les grands médias, le rôle central de la classe ouvrière et de son combat anticapitaliste est complètement occulté. Sont mis en vedette quelques individus passés du « col mao au Rotary » qui n'ont eu dans leur vie qu'une constante : l'anticommunisme et l'anti-cégétisme.

Il est pourtant clair que Mai 68 n'aurait pas pu être la plus grande grève ouvrière et étudiante de l'histoire sans l'influence de la grande CGT de lutte des classes alors conduite par Benoît Frachon et Georges Séguy et affiliée à la Fédération Syndicale Mondiale.
Cela ne signifie pas que la CGT d'alors aurait régenté le mouvement, qui fut au contraire de bout en bout l'affaire des grévistes ; cela ne signifie pas non plus que la CGT n'aurait alors commis aucune erreur ; cela signifie surtout que le syndicalisme de classe et de masse alors porté par la CGT de la base au sommet permettait aux travailleurs comme aux étudiants, y compris à ceux qui étaient sensibles à l'anti-cégétisme « de gauche », de désigner clairement l'ennemi de classe, - le grand capital -, de développer la solidarité de classe anticapitaliste au-delà des différences de branche, de génération et d'origines, d'impulser les luttes pour le progrès, la paix et la démocratie à l'échelle de la nation comme à l'échelle internationale.

Aujourd'hui, alors que la France est livrée à la plus grave offensive antisociale, antinationale et anti-démocratique depuis soixante ans, alors que Sarkozy, le MEDEF et l'Union européenne de Maastricht veulent « faire la peau » de tous les acquis sociaux de 68, 45, 36, et même de certaines conquêtes démocratiques héritées de 1789, que manque-t-il aux travailleurs et aux jeunes, qui souvent avec la participation de militants CGT (mais pas seulement) mènent des luttes combatives (salaires, emploi, Education nationale, Recherche et Université, retraites, Sécu, etc.), pour stopper la « rupture » à la Thatcher de Sarko-MEDEF et faire renaître l'espoir de changer en profondeur la société ?

Pour nous comme pour des millions de travailleurs salariés, qui expriment dans un sondage récent l'idée qu'ils participeraient à un grand mouvement d'ensemble contre le pouvoir, il manque une véritable direction syndicale de lutte de classes qui travaille à fédérer les luttes, à désigner l'adversaire capitaliste, à coordonner les actions, à faire germer à partir de chaque action partielle le « tous ensemble et en même temps » ; une direction qui, sans prétendre qu'on décrète la grève générale, travaille concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l'affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur. Une direction syndicale qui fasse le lien entre toutes les contre-réformes, qui ose dénoncer la nocivité de l'Europe du capital et du système capitaliste, dont l'inhumanité et la rapacité sont bien plus grandes qu'en 68 maintenant que ce système a été re-mondialisé par l'histoire. Il manque aussi une véritable perspective pour les luttes, qui sont bien plus fortes quand elles ont pour horizon un profond changement de société, impossible sans la socialisation des grands moyens de production et le pouvoir des travailleurs, à l'encontre de ce que prétendent la CES et la CSI qui acceptent la propriété capitaliste des moyens de production, la mondialisation capitaliste, l'Europe supranationale et qui prônent la collaboration capital-travail et le syndicalisme d'accompagnement des contre-réformes.

C'est pourquoi, persuadés que la classe ouvrière et le monde du travail de France n'ont pas dit leur dernier mot face à la casse des acquis, nous appelons les syndicalistes de lutte, qu'ils représentent les salariés du public, du privé, les privés d'emploi, les retraités, les étudiants et lycéens, les travailleurs français et immigrés, à multiplier les rencontres et à se fédérer partout pour que monte rapidement l'exigence d'une grande action « tous ensemble et en même temps » contre l'ensemble de la politique de Sarkozy-Fillon, du MEDEF et de l'Europe du grand capital.

Tous ensemble osons dire que cette politique et ceux qui la mènent à l'abri d'une constitution européenne bis imposée en violation du référendum de mai 2005, sont illégitimes ; en 68, les manifestants étudiants et salariés clamaient dix ans ça suffit pour dire leur opposition au régime monarchique institué par la 5ème République. En 2008, clamons clairement « un an ça suffit » à ceux qui dépècent notre pays et le meilleur de son héritage social, laïque et républicain.
Comme en 68, mieux qu'en 68, prenons conscience qu'aucun pouvoir capitaliste, si arrogant soit-il, ne peut résister aux travailleurs quand ils s'unissent à la jeunesse dans le combat anticapitaliste pour le progrès social !
Comme en 68, construisons un syndicalisme de classe gage d'unité et de succès pour le monde du travail!


par Le citoyen liévinois publié dans : L'actualité communauté : PATRIOTE & PROGRESSISTE
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Samedi 3 mai 2008
OUI, le 6 MAI EST UNE DATE HEUREUSE
DANS L'HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE !

Le 6 mai 1758, voici juste 250 ans, naissait à Arras, dans le Pas-de-Calais, Maximilien Robespierre.
Malgré l'incroyable campagne de calomnies et de diffamation politique dont la réaction française et mondiale n'a cessé de mener contre sa mémoire, Robespierre fut le principal dirigeant de la Révolution française, le plus grand événement progressiste depuis l'insurrection de Spartacus et avant la Révolution russe de 1917, conduite par Lénine qui a l'honneur aujourd'hui de partager avec Robespierre la haine déchaînée de la contre-révolution et des renégats.
C'est Robespierre, ce grand lecteur de Rousseau et du Contrat social, qui affirma les conceptions démocratiques au début de la révolution, à un moment où prédominaient les orientations libérales et l'idée d'un compromis de la grande bourgeoisie avec la monarchie. C'est lui qui, avec Saint-Just, Couthon, et surtout le grand journaliste révolutionnaire Marat, fut le vrai fondateur de notre 1ère République, l'intraitable défenseur des sans-culotte et du suffrage universel, l'ennemi acharné de l'esclavage colonial, l'inlassable animateur de la lutte révolutionnaire contre la coalition monarchique, les traîtres aristocrates émigrés à Coblence, et l'insurrection contre-révolutionnaire des Vendéens manipulés par la noblesse. C'est lui qui incarna le mieux, parmi les députés de la Montagne, l'orientation sociale avec ses projets sur l'instruction publique et sur les subsistances pour les pauvres. C'est lui en définitive qui, avec Carnot son futur ennemi, et Saint-Just, fut le véritable vainqueur de la coalition anglo-austro-russo-prussienne et permit à la France républicaine de vaincre l'Europe des rois. C'est lui qui comprit que le gouvernement démocratique ne pouvait être fondé sans l'implacable répression des menées royalistes et sans le développement de la démocratie jacobine et sans culotte. C'est de lui que nous avons hérité de cet héritage précieux de la révolution démocratique bourgeoise que sont les principes de souveraineté nationale et populaire, d'organisation communale, de République une et indivisible, de séparation de l'Etat et des cultes constitués (ce qui n'empêcha pas Robespierre de combattre fermement les persécutions anti-religieuses des « déchristianisateurs »). C'est lui qui mourut en martyr de la révolution, frappé par une coalition hétéroclite de politiciens corrompus et de dupes politiques, les Thermidoriens, qui brisèrent l'élan populaire de la révolution pour mettre en place une république bourgeoise qui allait rapidement se discréditer dans l'affairisme pour laisser rapidement place au despotisme militariste de Bonaparte.

Alors qu'elle doit le pouvoir aux Jacobins et à Robespierre, la grande bourgeoisie et ses suiveurs sociaux-démocrates (il n'y a même pas une rue Robespierre, même pas une rue Marat à Paris sous la régie de B. Delanoë associé au PCF !) n'ont jamais pardonné à Robespierre d'avoir pris appui sur le peuple des artisans, des paysans et des ouvriers sans crainte de faire du peuple un acteur autonome de l'histoire. Ils savent en effet que c'est en prenant appui sur la mobilisation populaire autonome de la grande Révolution, en particulier sur celle de l'An II (1793) que le mouvement ouvrier du 19ème siècle a pris son essor. Ils savent que Gracchus Babeuf, le fondateur français du mouvement communiste, reconnut sa dette à Robespierre après s'être un moment égaré à son sujet au moment de Thermidor. C'est cela, et non la Terreur, qui est reprochée à Robespierre. Sinon comment expliquer que Robespierre, dont le corps a été détruit par les Thermidoriens, n'ait jamais été panthéonisé alors que le boucher Napoléon III et tant d'autres assassins de peuples, dorment dans les sanctuaires de la République bourgeoise ?

Quoi d'étonnant dans ces conditions si la France officielle de Sarkozy et de l'UMPS ne fait rien, bien au contraire, pour commémorer la naissance de l'Incorruptible ? Sarkozy préfère célébrer Lafayette, le fusilleur des ouvriers républicains en place de grève, l'homme qui a changé de camp pendant les guerres révolutionnaires, celui qui en 1830, à l'issue des Trois Glorieuses, a réussi à frustrer le peuple républicain de sa victoire sur le régime légitimiste de Charles X pour faire proclamer Louis-Philippe, le « roi bourgeois ». Le même Sarkozy, avec son sbire idéologique Jacques Marseille, prépare en catimini la réhabilitation de Napoléon III, l'assassin de la Seconde République. A chaque classe ses « grands hommes » et, comme le dit la belle chanson de Ferrat, « elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France », comme elle répond encore du nom de Thorez et de Sémard, de Frachon et de Duclos.

Mais en ce triste anniversaire du 6 mai 2007, où l'homme-lige du MEDEF, de Bush et de Bruxelles a pris le pouvoir pour « rompre » avec tout l'héritage démocratique de 1968, 1945 (retraites par répartition, sécurité sociale, nationalisations, statuts, droit du travail, école démocratique, CNRS, tout cela mis en place par les ministres et administrateurs communistes Thorez, Croizat, Billoux, Tillon, Marcel Paul, Grenier, Wallon, Joliot-Curie...), 1936 (réduction du temps de travail, augmentations de salaires) et même de 1789-93 (souveraineté nationale détruite par la constitution européenne bis, souveraineté populaire bafouée par la ratification parlementaire du Traité rejeté par référendum, « décentralisation-régionalisation de la République indivisible, attaque contre la laïcité, démontage de l'Education nationale, alignement de la France sur l'Empire américain...), il y a une raison de plus de célébrer le grand Robespierre. N'est-ce pas lui qui nous a durablement éclairés, après Rousseau, sur l'idée que les élus doivent en permanence des comptes au peuple, et non le peuple aux élus qui le trahissent, quand l'Incorruptible a déclaré devant la Convention (discours du   ) :
« quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Vive la République sociale, souveraine et indivisible ! Honneur à Robespierre !
A l'action contre l'illégitime politique de Sarkozy de Nagy-Bocsa et de ses complices de la social-eurocratie !

par Le citoyen liévinois publié dans : L'actualité
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